Texte Libre
M. Charles RIVKIN, ambassadeur des USA, en visite à VIENNE
Commémoration
du 19 mars à VIENNE
M. Charles RIVKIN, ambassadeur des USA, en visite à VIENNE
Commémoration
du 19 mars à VIENNE
Lorsqu’il est question d’énergies, de ressources naturelles, fossiles ou autres, chacun s’accorde sur des principes simples, de bon sens pour ne pas – ne plus – gaspiller ce qui est à notre disposition. Cela implique de développer et soutenir la recherche pour rendre ce que nous utilisons moins « énergievore », pour inventer d’autres moyens de produire de l’énergie, pour valoriser et utiliser des sources qui existent depuis longtemps, mais qui permettent aussi davantage d’efficacité avec moins de pollution comme c’est le cas pour le bois qui bénéficie aujourd’hui d’une seconde « jeunesse » en France, ce que nombre de nos voisins ont redécouvert depuis au moins une décennie.
C’est la recherche qui a permis notamment à l’industrie automobile de réduire fortement la consommation de la très grande majorité des véhicules depuis maintenant une trentaine d’années, suite au premier choc pétrolier des années 70. A cette époque, c’était davantage l’envolée du prix du brut qui avait incité l’industrie automobile à lancer de vastes programmes de recherche pour réduire la consommation des véhicules. Aujourd’hui, des voitures puissantes consomment moins que des véhicules plus petits des années 70. C’est aussi cette période qui avait donné naissance aux changements d’heures bi-annuels afin de réduire la consommation d’électricité, donc d’énergies fossiles. Heureusement aussi, mais ce n’est pas l’avis de tout le monde, que la France avait lancé, sous l’impulsion du général de GAULLE, un programme de construction de centrales nucléaires qui nous permettait de ne pas dépendre totalement des autres en matière de production d’électricité. Certains des pays qui nous entourent qui refusent les centrales nucléaires dans leur pays, ne sont pas mécontents de nous acheter notre électricité … nucléaire.
Les opposants au nucléaire voudraient un développement centré autour des énergies renouvelables que sont l’éolien et le solaire. On sait très bien que ces énergies sont insuffisantes en terme de puissance pour couvrir nos besoins, même en ayant les politiques les plus incitatives en matière d’isolation ou d’économies de consommation. En ce qui concerne l’éolien, peut-on accepter que des mâts soient implantés un peu partout sur le territoire national au prétexte que c’est une énergie renouvelable, au mépris de toute considération en matière environnementale ? Les populations, où qu’elles soient, au milieu des champs, sur le littoral ou en montagne, ont également le droit de trouver ces éoliennes disgracieuses et indésirables dans le paysage, comme certains le font avec les mâts de téléphonie mobile qui sont loin d’être autant concentrés en un seul lieu et surtout aussi gigantesques.
Avec les discussions sur le « Grenelle 2 » cette semaine à l’Assemblée Nationale, le débat est loin d’être clos, d’autant que la majorité, certains disent sous la pression de lobbies (et pourquoi pas sous la pression du bon sens ?), a pris le parti de ne pas suivre certains intolérants qui commencent à trouver davantage d’oppositions de scientifiques, de citoyens lambda, d’intellectuels, de politiques qui ne veulent plus se plier aux diktats de ceux qui veulent nous imposer LEUR vérité. Il était temps.
Sur un autre registre, cet éditorial est le dernier. Cette publication, dans laquelle je n’avais jamais eu aucun intérêt personnel va être vendue et disparaître.
Lorsqu’en avril 1983, il y a 27 ans, les précédents dirigeants du journal m’avaient demandé d’assurer l’éditorial (à titre bénévole), j’avais relevé le défi. Il a été tenu puisque au cours de ces 27 années, aucune semaine n’a manqué, vacances d’été comprises.
Aujourd’hui, une page se tourne. Pour ma part, j’ai essayé de vous partager une vision de la politique nationale ou internationale, économique, sociale, des questions de société qui était partagée par un grand nombre d’entre vous. Je m’en suis rendu compte au fil du temps par les courriers, parfois très nombreux que vous m’adressiez. Si certains ne partageaient pas ces points de vue, la plupart me le faisaient savoir de manière courtoise
Mes éditoriaux ont couvert 12 ans des deux septennats de F. MITTERRAND, les 12 ans de mandat de J. CHIRAC et les trois premières années du mandat de N. SARKOZY. J’ai toujours écrit sans vulgarité, sans haine, mais en restant fidèle à mes choix que je n’ai jamais reniés, même pendant les années les plus creuses pour nous sur le plan politique à l’heure du « mitterrandisme » triomphant. La droite locale n’était présente que dans ces colonnes pendant cette période. Je n’ai pas non plus été un « béni oui-oui » quand cela me paraissait nécessaire.
Je sais que vous serez nombreux à regretter cette colonne hebdomadaire. D’autres vont se réjouir de cet arrêt. Qu’ils ne se réjouissent pas trop vite car les nouvelles technologies permettent de maintenir une présence que je vais accentuer sur le web après une refonte prochaine de mon blog sur lequel vous êtes actuellement.
Merci pour votre fidélité au cours de ces 27 années.
Adjoint au maire de Vienne
« On vous cache tout, on vous dit rien ». C’est en parodiant cet extrait d’une chanson de Jacques DUTRONC qu’on peut juger certains passages d’un document majeur pour l’avenir du monde et publié cette semaine : le projet – ou l’avant-projet ? – socialiste, un fourre-tout où les socialistes rosés, les socialistes rouges, les socialistes qui le sont parce que c’est dans l’air du temps (en France au moins) et les socialistes verts peuvent y pêcher un argument pour se faire plaisir. Par contre, rien sur une question fondamentale aux yeux des Français, à savoir le financement des retraites.
Il y a quelques semaines déjà, Mme AUBRY avait esquivé la question par des formules alambiquées pour expliquer qu’il était trop tôt pour en parler, tout simplement pour ne pas parler d’un sujet qui divise la gauche et qui pourrait diviser le P.S. Lorsque au cœur de l’hiver, elle s’était aventurée à évoquer un allongement de la durée de cotisation, elle avait rapidement battu en retraite (on ne peut dire mieux) devant les poussées d’urticaire des modernistes du P.S. et de la gauche, ceux qui n’ont pas décollé du front populaire et qui n’aime Martine que pour l’instauration de la pire gaffe économique française de ces vingt dernières années, c’est-à-dire les 35 heures.
Dans ce qui pourrait être la mouture de la Bible socialiste pour la présidentielle de 2012, pas davantage d’éclaircissements sur la position du parti sur la question des retraites. Alors que le gouvernement va engager les discussions et présenter un projet de réforme avant la fin de cette année, le P.S. ne dit rien, courageux comme à son habitude. Toujours à la pointe du progrès, il attend certainement les premières manifestations des syndicats modernistes comme la CGT ou Sud pour se prononcer et peut-être proposer la retraite à … 55 ans. Ce serait une nouvelle idée novatrice de M. AUBRY qui la justifierait par la perspective de créations d’emplois comme devait le faire l’instauration des 35 heures. On connaît la suite.
Pour un parti politique dont la dirigeante actuelle – mais aussi beaucoup d’autres – aspirent à la responsabilité nationale suprême, on aurait pu s’attendre à une évocation, au moins, du sujet des retraites , mais également à une prise de position et des propositions claires et argumentées pour apporter une contribution au débat. Les socialistes veulent pourtant toujours débattre de tout et de rien ; là, ils sont étrangement absents sur le financement des retraites, comme si cela ne les concernait pas.
Par contre, attendons-nous à des déclarations enflammées, scandalisées, courroucées lorsque le gouvernement va mettre le sujet sur la table dans les prochains mois. J’en prends maintenant le pari.
Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère
Adjoint au maire de Vienne
« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Si cet adage reste d’actualité, il est devenu un leitmotiv ces dernières semaines. Au-delà de la calomnie, ce sont le rôle et l’attitude des médias qui devraient inciter les citoyens - normaux ? – à se poser des questions sur le niveau, la qualité, l’honnêteté des informations qui sont véhiculées et par conséquent qu’ils reçoivent.
Calomnies, rumeurs, fausses vraies informations : tels sont aujourd’hui les ingrédients utilisés par une partie importante de la presse pour présenter, qui aux lecteurs, qui aux téléspectateurs, un ragoût qui provoquerait davantage un haut-le-cœur plutôt qu’une envie de dégustation.
Vraie fausse information lorsque la meute médiatique jette des gens en pâture, personnes condamnées avant d’avoir été jugées. Une fois que la vérité a éclaté et que les personnes sont innocentées, plus aucun média, dans la plupart des cas, n’en reparle au même niveau que lors de « l’acharnement initial », ou ne reconnaît son erreur. Le mal est fait, le soupçon répandu et ceux qui sont devenus alors des victimes peuvent difficilement revenir en arrière.
C’est ce qu’ont connu les accusés de l’affaire d’Outreau qui avaient été pris dans un engrenage où les erreurs de la justice en même temps que les dérapages et l’acharnement des médias ont brisé des gens qui avaient été jetés à la vindicte populaire.
La rumeur – on dit aujourd’hui le « buzz » pour faire moderne, utilise des ressorts un peu similaires et recherchent des objectifs identiques : nuire, blesser, déstabiliser.
Une rumeur qui touche, une fois de plus le Président de la République en est ces temps-ci un exemple édifiant. Il y a quelques semaines, des articles parus dans la presse étrangère concernant la vie privée du couple présidentiel ont alimenté les discussions des salons de coiffure, des comptoirs de bars et autres « dîners en ville ». Ce buzz, fourni par une source non encore identifiée au moment où j’écris ces lignes (peut-être l’aura-t-elle été à leur lecture) aurait pu naître en France. Et comme par hasard, c’est juste avant les élections régionales que cette rumeur a été diffusée, sur Internet pour commencer (le plus extraordinaire, mais aussi le pire des outils), pour être propagé ensuite par le bouche à oreille classique, ce qu’on n’ose plus nommer le « téléphone arabe ».
Mais si cette « nouvelle » avait été autre chose qu’une rumeur, en quoi cela nous concerne-t-il directement ? Le Président de la République, parce que c’est N. SARKOZY, doit-il être la cible permanente de ce genre d’attaques ? SI l’on fait un retour en arrière de quelques décennies, il y a deux précédents célèbres dans l’histoire de la 5ème République : GISCARD et sa rencontre matinale avec un laitier, fait qui avait rempli quelques colonnes de journaux dans les années 70. Le second, c’est MITTERRAND dont la « favorite » et sa fille avaient été cachées aux Français pendant des années alors qu’elles vivaient, hébergées dans les palais de la République, aux frais de la République. Qui s’en est ému alors ? Pourquoi pas ce traitement médiatique qui est réservé à l’actuel Président de la République ?
La calomnie enfin est une autre arme que certains médias relayent aussi avec complaisance. Avec d’autant plus de complaisance lorsqu’il s’agit de viser, comme actuellement, l’église catholique. Au-delà de l’église, c’est naturellement le Pape BENOÎT XVI qui est la cible parce que considéré comme un « idéologue » de l’église puisqu’il était le responsable de la congrégation pour la doctrine de la foi, ce qui en a dérangé plus d’un. Les médias hésitaient à s’en prendre à JEAN-PAUL II, pour plusieurs raisons : il était plus charismatique, il renvoyait dans les cordes ceux qui l’attaquaient et son origine polonaise lui avait donné l’aura de celui qui avait aidé l’Europe de l’est à se débarrasser de la dictature communiste.
Par contre, BENOÎT XVI est la cible idéale et les affaires de pédophilie semblent tomber à point nommé pour tirer à boulets rouges, sur le Pape, mais également sur l’église catholique. On mélange tout, on calomnie et il en restera toujours quelque chose. Comme si tous les prêtres étaient pédophiles alors que presque toutes les affaires d’abus sexuels sur mineurs (96%) se déroulent dans le cercle familial et qu’elles touchent ou ont touché d’autres professions (l’éducation par exemple) ou d’autres couches sociales.
Comme l’écrivait récemment un journaliste, il est loin le temps où le quotidien « Le Monde » publiait une pétition d’intellectuels, avec en tête SARTRE et de BEAUVOIR, pour demander la libération de trois pédophiles ; c’était en 1977. Et on ne parlera pas de COHN-BENDIT. Aujourd’hui, on ne voit que le Pape et l’église catholique.
Dans le même temps, d’autres religions persécutent les Chrétiens sans que cela ne fasse une ligne dans les journaux : ils sont massacrés par des Musulmans en Orient, au Maghreb, en Afrique noire (au Nigeria), en Irak. Qui réagit, qui proteste ? Personne n’oserait écrire contre l’islam le dixième de ce qui est écrit contre le christianisme. Pourtant en matière de tolérance et de respect de l’homme – et de la femme -, on pourrait en dire : allez demander aux homosexuels comment ils sont traités dans les pays musulmans.
Heureusement, certains intellectuels, journalistes, écrivains, politiciens commencent à réagir face à ce déchaînement médiatique contre le Pape et l’église catholique. Certains qui trouvent que les attaques et la calomnie commencent à faire beaucoup.
Adjoint au maire de Vienne
Un évènement a eu lieu la semaine dernière aux États-Unis que personne n’osait imaginer, notamment un grand nombre de ceux qui avaient soutenu le candidat OBAMA lors de la campagne présidentielle américaine. Mais comme tous les présidents de ce pays, B. OBAMA n’est pas un idéologue (contrairement à ce que pensent certains ultra-conservateurs américains), ni un doux rêveur, mais un pragmatique. Et ce pragmatisme l’a amené à annoncer l’inimaginable ! Envisager l’autorisation de forages pétroliers et gaziers sur de vastes étendues de mer le long de l’Atlantique, dans la partie est du golfe du Mexique, mais aussi sur la côte nord de l’Alaska, fief de l’ex-gouverneur de cet état, Sarah PALIN.
Cette proposition qui va certainement faire monter la colère au sein des organisations environnementales met fin à un long moratoire sur l’exploitation du pétrole le long de la côte est du pays. Seules seraient fermées à toute exploitation les parties de côtes situées entre le New Jersey et la frontière canadienne pour l’Atlantique et entre le Mexique et ce même Canada pour la côte du Pacifique. De même, la Baie de Bristol en Alaska serait-elle protégée des forages, ce qui ne met pas à l’abri de ces explorations d’immenses portions de l’océan Arctique au nord de l’Alaska.
L’objectif principal est naturellement de réduire la dépendance des États-Unis en matière de pétrole et de gaz, mais aussi d’essayer d’obtenir le soutien politique le plus large possible en matière de législation sur le climat et l’énergie. Déjà, le Président OBAMA soutient l’énergie nucléaire ; mais avec cette décision d’autoriser, à terme, les forages offshore, il prend un grand nombre de ses partisans à contre pied sans qu’il obtienne nécessairement le soutien de sénateurs proches du lobby pétrolier, qu’ils soient républicains ou démocrates.
Le Sénat doit examiner prochainement un projet de loi sur le climat (on ne parle pas de taxe aux USA comme nous savons si bien le faire chez nous) et B. OBAMA et sa majorité ont déjà fait des concessions importantes aux industries du nucléaire et du charbon afin d’essayer d’obtenir des soutiens auprès d’élus républicains. Avec cette décision sur les forages offshore, il s’agit d’une concession politique majeure à six mois des élections de mi-mandat. Peut-elle « rapporter » des dividendes électoraux alors que, dans le même temps, des élus des états concernés et des « anti-pétrole » sont opposés toute forme de forage en mer ?
Cette position de B. OBAMA doit faire sourire son prédécesseur. A la fin de son deuxième mandat, G.W. BUSH avait lancé l’idée de forages le long des côtes de l’Atlantique et de l’Arctique, idée abandonnée peu après la prise de fonction de B. OBAMA. Cependant, les forages offshore n’avaient jamais été écartés par le candidat pendant sa campagne puisqu’il avait évoqué alors la nécessité de « prendre des décisions courageuses en matière de forages en mer pour trouver du pétrole et du gaz ». Les environnementalistes n’avaient pas du – ou voulu - voir cet aspect du programme du candidat OBAMA qui avait su les envoûter avec ses propos de campagne sur l’environnement.
C’est pour éviter d’effrayer les tenants de l’écologie que rien n’avait été dévoilé en amont, le pouvoir exécutif américain réservant les premières annonces aux élus des régions concernées avant que tout ne sorte sur la place publique. Les premières recherches pourraient bien avoir lieu dès l’année prochaine au large des côtes de Virginie et elles permettront de savoir quelles réserves ces vastes territoires marins recèlent et sur quelle période elles peuvent être exploitées. Les informations les plus récentes datent des années 70 et 80 et ne peuvent être considérées comme faibles. Si ces réserves sont du niveau de celles de la Mer du Nord, des décennies d’exploitation peuvent être envisagées. Pour ce qui est du Golfe du Mexique, les prochaines exploitations seraient « proches » de zones où se trouvent déjà des centaines de plate-formes de forage ; là-bas les réserves de pétrole sont estimées à plus de 3,5 milliards de barils, le gaz étant aussi présent en très grande quantité.
L’objectif de l’administration américaine est de rééquilibrer la politique énergétique du pays et de trouver un juste milieu entre les partisans des forages partout et immédiatement et ceux qui ne veulent rien faire et interdire toute exploration future, sur terre et en mer. Ces recherches pour des forages offshore représentent « un nouveau chapitre d’une politique globale de l’énergie pour ouvrir de nouvelles zones à la production de pétrole et de gaz » dit-on à Washington.
Pour calmer, par anticipation, les esprits, le Président OBAMA devrait aussi annoncer des initiatives pour réduire les importations de pétrole, pour utiliser de plus en plus de biocarburants dans les véhicules militaires et pour l’acquisition de milliers de véhicules hybrides par les autorités fédérales, sauf pour le Président. Il avait envisagé un moment l’utilisation d’un véhicule hybride pour ses déplacements ; ce projet a été recalé par les services de sécurité, un tel véhicule n’ayant pas une vitesse de reprise suffisante compte tenu de son poids (blindage, vitres et pneus anti-roquettes) en cas de danger pour le Président.
Une fois de plus, c’est le réalisme qui prévaut dans ce pays, quel que soit le président au pouvoir. G.W. BUSH avait voulu lancer d’autres forages offshore que ceux qui existent déjà ; le candidat Mc CAIN l’avait également mentionné dans sa campagne ; c’est le Président – démocrate – OMBAMA qui le fera.
Adjoint au maire de VIENNE
Depuis quelques mois, le business des industries « vertes » est en ébullition. Car il s’agit bien d’un business, avec ses grands groupes, ses opportunistes, ses capitalistes qui ont flairé l’aubaine et se sont engouffrés dans le créneau des énergies renouvelables. Il y a le business des industries liées au pétrole, au nucléaire et maintenant celles qui profitent du « renouvelable » avec ses lobbies et groupes de pression, moins visibles chez nous, mais tout aussi présents.
Ce business « vert » est en ébullition pour plusieurs raisons qui pourraient menacer certains espoirs de rentabilité. Contrairement à ce que certains peuvent penser, les industriels « verts » ne sont pas des philanthropes, de belles âmes pures, mais des gens qui font de l’argent, qui profitent d’un créneau porteur et en même temps, d‘une mode.
La menace vient d’abord des pouvoirs publics. L’État, puis les collectivités locales, réduisent de plus en plus la voilure en matière de subventions aux équipements, notamment solaires pour les particuliers. On pouvait se poser la question de l’équité de mesures qui favorisaient l’octroi de subventions à des particuliers qui investissaient dans des équipements captant l’énergie solaire pour produire de l’électricité revendue à un tarif avantageux à EDF. Faire payer la collectivité pour quelque chose dont ne pouvait bénéficier qu’un petit nombre n’était pas vraiment une mesure de justice sociale. Pourtant toutes les collectivités, notamment celles qui sont dirigées par l’alliance gauche-écologistes ont utilisé ces mesures sous la pression d’élus verts.
Ce type d’aides en direction de citoyens qui ne sont pas parmi les plus défavorisés a tendance à disparaître. Restent les subventions, dans certaines régions, au bénéfice de particuliers qui font installer des chaudières à bois (pour soutenir cette filière industrielle) ; mais ceux qui habitent dans des logements collectifs, sociaux ou privés, et qui se chauffent au gaz ou à l’électricité ne sont pas concernés et n’ont pas d’autre choix. Le soutien à des collectivités ou à des organismes de logement social pour des projets de ce type est cohérent ; quant à l’aide aux particuliers, elle est plus que discutable.
L’annonce d’une prochaine baisse du prix de revente à EDF de l’électricité produite par le solaire va aussi probablement freiner les ardeurs de ceux qui espéraient tirer une manne financière avec une rentabilité rapide et longue grâce au solaire.
Autre menace sur le business « vert » : les éoliennes. Des installations ont fleuri un peu partout au cours des dernières années, massacrant littéralement les paysages de certains territoires. Les défenseurs de la nature et de l’environnement n’ont d’ailleurs jamais été en pointe dans la protection des paysages, ni des hommes alors que certains deviennent hystériques lorsqu’il s’agit d’implanter des pylônes haute tension ou des antennes pour la téléphonie mobile. Ces dernières feraient naître des moutons à cinq pattes et des veaux à deux têtes ou entraîneraient toutes sortes de nuisances alors que les éoliennes sont belles, utiles et inoffensives. Belle lorsqu’une éolienne est seule ; quand des populations sont confrontées à des parcs de 20 ou 30, les gens, aujourd’hui, réagissent. Des comités de défense se créent, des oppositions se lèvent contre ces éoliennes dont certains ne veulent pas. Elles sont présentées comme inoffensives et silencieuses. Ceux qui vivent à proximité affirment le contraire : il y a non seulement le bruit des moteurs, mais aussi la gêne visuelle qui peut être assimilée à un gyroscope lorsqu’elles tournent. Si on accorde le principe de précaution aux antennes de téléphonie mobile, pourquoi ne pas l’appliquer aux éoliennes ?
C’est un sujet supplémentaire d’inquiétude pour le business « vert » qui voit sa capacité de développement – et d’enrichissement - ralentie par des procéduriers qui osent leur mettre des bâtons dans les roues. Pourquoi vouloir se plaindre, même si des paysages sont dégradés pour longtemps par des pales bien moins gracieuses que celles que regardait DON QUICHOTTE ?
Aujourd’hui, toutes les populations, et pas seulement les « anti- (nucléaires, OGM, antennes wifi ou mobiles) savent s’organiser et se mobiliser contre des éoliennes qu’elles jugent néfastes à leur tranquillité, leur environnement et leur cadre de vie.
Les sceptiques du réchauffement climatique qui ne prêchent plus seuls dans le désert sont une autre source d’inquiétude pour le business « vert ». Ils sont naturellement considérés comme des charlatans, de mauvais scientifiques, des penseurs politiquement incorrects et sont jetés à la vindicte de ceux qui, comme N. HULOT ou d’autres, donnent des leçons à la terre entière, mais se déplacent avec tous les moyens de transport les moins écologiques que sont l’avion ou l’hélicoptère. Et au passage, ils perçoivent des sommes d’argent considérables pour la moindre intervention ou présence dans telle ou telle conférence. « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » devrait être leur devise.
Adjoint au maire de Vienne
« A scrutin régional, réponse régionale ». C’est ce que l’on entendait de la part de certains dans la majorité et non des moindres, avant les élections. Au lendemain du 2ème tour, c’était presque « à scrutin régional, panique nationale ». D’où un remaniement ministériel (si tant est que l’on puisse parler de remaniement) qui a consisté à pousser dehors un ministre (X. DARCOS) alors que d’autres, qui n’ont pas toujours fait preuve d’une grande solidarité gouvernementale ou qui se sont fait remarquer par des déclarations pas toujours marquées au coin du bon sens politique, restent en place.
Cette réaction du pouvoir fait suite à un échec électoral, une constance des élections de mi-mandat dont la France n’est pas exempte. En 2004 déjà, ce même scrutin avait donné un résultat presque identique, la droite n’ayant conservé que deux régions, l’Alsace et la Corse. Celle-ci a basculé mathématiquement dans le camp « nationalisto-autonomiste », avec comme ailleurs un fort taux d’abstention. Maintenant si les Corses ne sont pas contents dans la République, leur départ ne rendrait personne triste et allègerait les finances de l’Etat. Reste à savoir s’ils choisiraient l’indépendance avec un taux de participation de 80%
Le résultat de cette élection, il est difficile de concevoir que le pouvoir ne l’ait pas vu venir. Cela faisait des mois qu’il était alerté par ses élus, notamment les parlementaires qui percevaient le mécontentement des Français ; pas seulement ceux qui votent à gauche (qui sont dans la presque totalité des opposants systématiques), mais aussi et surtout ces millions de nos concitoyens qui avaient voté pour N. SARKOZY en 2007. Le résultat du scrutin de dimanche peut davantage être considéré comme une défaite de la droite (par défaut) que comme une victoire de la gauche. A l’issue de ce second tour, avec une participation inférieure à celle de 2004, il manque des millions de voix à la droite ; il en manque aussi à la gauche – soi-disant rassemblée, mais plutôt rapiécée. Le FN est également loin de son score de 2004. Dire par conséquent que la victoire de la gauche est massive, c’est aller un peu vite en besogne. Cette gauche ne s’est pas rassemblée pour autre chose que l’attribution de postes qui vont lui permettre de diriger les régions pour les quatre prochaines années. Celles-ci auront à leur tête des majorités hétéroclites et tous les présidents socialistes seront soumis à des tensions internes qui seront loin d’être faciles à gérer. Sur de nombreux sujets, les oppositions entre socialistes et Verts vont ressortir et bloqueront les projets, au détriment des populations, contrairement à ce qu’ils ont essayé de faire croire entre les deux tours.
Trois formations politiques ont par contre, soit mordu la poussière, soit obtenu des scores frôlant le ridicule, dès le premier tour, contrairement à ce qu’ils avaient laissé entendre. Score ridicule pour BESANCENOT avec un peu plus de 2%. Heureusement que La Poste lui laisse une porte de sortie et le met à l’abri du chômage. Autre revers électoral, BAYROU et son Modem qui n’atteignent pas 5%, ce qui devrait l’amener à réfléchir à sa stratégie au lieu de se comporter constamment en Jeanne d’Arc dont on n’aurait pas allumé le bûcher.
Autre score ridicule, celui du Front de gauche (un front plutôt bas) qui, avec un pot-pourri de communistes, de révolutionnaires en chambre et de quelques socialistes attardés dans les chimères de la lutte finale, culmine à 6% des voix au premier tour, avec plus de 50% d’abstentions. Quel triomphe ! L’extrême gauche n’est pas ce qu’elle était et va devoir être remisée dans le placard aux accessoires.
Et la droite me direz-vous ? Mis à part eux qui voteront pour elle, y compris lorsqu’elle est la plus bête du monde, la droite est restée chez elle. Ses électeurs ont préféré les deux dimanches en famille ou entre amis plutôt que de se déplacer pour un camp politique qui ne fait pas – ou peu – la politique pour laquelle il a été élu. La droite en a assez de voir défiler des ministres d’ouverture au gouvernement, de voir nommer à des fonctions éminentes des personnalités de gauche ; le nouveau ministre du Budget F. BAROIN disait avant les élections que « l’ouverture à gauche provoque des courants d’air à droite ». GISCARD avait aussi pratiqué l’ouverture et il avait lamentablement échoué.
Depuis des mois, les réformes accomplies ont été masquées, soit par des bourdes (l’affaire du fils SARKOZY à l’établissement de la Défense), soit par des erreurs politiques comme la taxe carbone. Par ailleurs l’amélioration de la sécurité semble stagner aux yeux des Français comme certains évènements des derniers mois l’ont montré. Dans le même temps, ils voient toujours les mêmes bandes d’individus, dans les banlieues, circuler au volant des mêmes grosses cylindrées allemandes qu’ils ont certainement du acquérir au prix de durs mois de labeur. Pourtant, des annonces pour lutter contre ces bandes, il y en a eu, et il y en a encore.
Ajoutons à tout cela et au reste, une campagne électorale atone, où l’exécutif nous a refait le film de la lutte contre l’insécurité entre les deux tours et on réunit tous les ingrédients de l’apathie de l’électorat de droite qui sait pourtant se mobiliser quand l’enjeu en vaut la peine.
Au lieu de caresser certaines personnalités de gauche dans le sens du poil (ce dont leurs électeurs se moquent comme
de leur premier bulletin de vote), au lieu de vouloir être plus vert que les Verts (les irréductibles ne voteront jamais pour nous), occupons-nous des Français, de leurs problèmes, et de leurs
difficultés. Notre électorat, et d‘autres, reviendront.
Patrick
CURTAUD
Conseiller général de l’Isère
Ne nous le cachons pas, le premier tour des élections régionales n’a pas été « terrible » pour la majorité. L’issue du second tour dira si nous perdons les deux régions que notre famille politique avait sauvées en 2004, si nous en gagnons une ou deux autres ou si la gauche rafle tout. Si tel était le cas, entendrons-nous ses dirigeants qui, souvent sous des airs pleurnichards, se plaignent de l’omni-puissance de la droite dès qu’elle gagne une élection et rappelle que tous les pouvoirs ne doivent pas être concentrés – ils disent aussi confisqués – par une seule tendance politique ?
A-t-on aussi entendu la gauche se plaindre de ce mode de scrutin introduit aux élections régionales de 2004 ? Ils parlent en général de mode de scrutin scélérat, ce qui n’est pas le cas ici car il leur permet de gagner ces élections. Ils auraient bien tort de s’en plaindre car ce sont des responsables de la droite qui l’ont instauré à, pour « empêcher les alliances avec le F.N. » et gagner les régionales seuls. Non seulement, nous ne les avons pas gagnées, mais elles se sont transformées en déroute.
On doit ce système, autant à J GAUDIN, le sénateur-maire de Marseille, qu’à RAFFARIN, l’ancien Premier Ministre. Bien joué messieurs. Ils avaient eu alors l’excellente idée d’inventer une élection à la proportionnelle (ce qui n’est pas un mal pour un scrutin de liste), mais une proportionnelle à deux tours. Que se passe-t-il alors ? Toutes les magouilles, combines et autres discussions de marchands de tapis sont alors possibles comme on l’a vu avec les tractations entre les factions de la gauche au lendemain du premier tour. Aucune démocratie moderne proche de nous n’utilise une proportionnelle à deux tours. En général, les grandes démocraties occidentales s’en tiennent au système proportionnel à un tour pour les scrutins de listes et au scrutin à un tour pour les autres, le premier arrivé étant déclaré gagnant. Ce système est évoqué à propos de la réforme des collectivités territoriales en cours, entraînant une levée de boucliers de la part de certains qui invoquent un système non démocratique. Comme si nous avions des leçons de démocratie à donner aux Britanniques qui ont le plus ancien système parlementaire du monde, comme si les pays du nord de l’Europe qui fonctionnent avec ce système électoral n’étaient pas des démocraties.
Maintenant, que va-t-il se passer au niveau politique national après ces régionales ? Probablement pas grand-chose. Toute la gauche va s’auto congratuler, va crier victoire, aura remporté une grande victoire sur N. SARKOZY, ce qui amène à se poser la question de la politique régionale avec tous ces arguments. En outre, les quelques 1800 conseillers régionaux élus dimanche ne le seront que pour quatre années en raison de la réforme future.
On verra certainement Mamère se friser les moustaches, on entendra AUBRY se prendre déjà pour la Présidente de la République ((que Dieu ou n’importe qui d’autre en préserve la France !), ce qui entraînera un tacle violent de sa copine Ségolène. COHN-BENDIT jouera au prof sur quelques chaînes en interrompant ses adversaires et alliés de manière impolie comme il a l’habitude de la faire. Bref, ils seront tous contents, y compris à l’UMP dont le porte-parole n’a pas porté grand-chose au soir du premier tour si ce n’est des banalités affligeantes. On attend mieux de celui qui doit porter la parole du parti majoritaire.
Quel que soit le résultat de ce second tour, s’il sera (comme l’a été le premier tour) représentatif au niveau des pourcentages, en nombre de voix, il n’aura pas grande signification. Pour cela, faisons quelques comparaisons : avec 2 millions d’inscrits supplémentaires, il y a eu 7 millions d’abstentionnistes de plus, 53,6% du corps électoral. Pour ce qui est de la répartition entre formations politiques, les socialistes obtiennent entre 4 et 4,5 millions de voix de moins qu’en 2004. Du côté de la droite parlementaire, il manque aussi autant de voix par rapport au scrutin précédent, les centristes étant cette fois répartis entre ceux qui appartiennent à la majorité et le Modem. Le F.N. accuse un déficit de près de 1,5 millions de voix, même s’il obtient des pourcentages importants dans certaines régions en raison d’un faible taux de participation. Les seuls vrais gagnants de cette élection en nombre de voix est la mouvance écologiste qui double son chiffre de 2004, alors que dans le même temps, certaines formations d’extrême gauche n’obtiennent pas les scores de 2004. On peut supposer qu’il y a eu un transfert de ces électeurs vers Europe Écologie, électeurs qui peuvent bien partir à la prochaine élection. Comme on a pu le constater avec le score très bas des écologistes aux européennes, cet électorat n’est pas stable et est, pour utiliser une expression politiquement correcte, « nomade ». Chacun sait que les nomades se déplacent beaucoup, y compris vers la droite.
Les appels de l’UMP et ses alliés à se bouger, peut-être un peu plus qu’ils ne l’ont fait avant le premier tour dans une campagne qui n’a pas ressemblé à grand-chose au niveau national, seront-ils entendus par ces millions d’électeurs de SARKOZY qui sont allés à la pêche dimanche dernier (c’était l’ouverture). Wait and see. *
* Attendons de voir
Cela semble être l’observation faite par de nombreux commentateurs et analystes économiques aux États-Unis devant la politique conduite par l’administration OBAMA qui pourrait dire « regardez ce que nous faisons, pas ce que nous disons ».
Dans leur grande majorité, les Américains répètent que leur préoccupation principale, c’est l’emploi et qu’ils sont satisfaits du fonctionnement de leur système de santé. C’est ce que semble avoir décidé le Président OBAMA après un virage à 180°, la réforme controversée du système de santé étant, semble-t-il, maintenant reléguée au second plan. Cela ne l’a pas empêché de soutenir, fin février, un plan pour aider à la création d’emplois d’un montant de 15 milliards de dollars et un projet de loi de un milliard de milliards de dollars sur la santé ! Le budget fédéral étant soumis à un fort déficit, le fait de vouloir se concentrer sur l’économie et la création d’emplois est considéré comme un pas dans la bonne direction par les milieux économiques. Quant au projet de réforme du système de santé, celui-ci est tellement ballotté depuis le début qu’il est devenu une priorité de second rang.
Le Président ne va certainement pas mettre un frein à la relance puisque d’autres mesures sont en préparation. C’est pourquoi le président de la Réserve Fédérale, M. BERNANKE, a tout de même prévenu le Congrès récemment que, même s’il n’est pas question d’appliquer un frein à la relance, il faut cependant garder un œil sur le déficit structurel, notamment après la reprise effective de l’économie qui est actuellement hésitante et irrégulière. Ce déficit structurel va se situer entre 4 et 7% du PIB cette année, très au-dessus de ce qui est considéré comme normal, c’est-à-dire aux environs de 3%. BERNANKE a aussi déclaré que si le Président et le Congrès ne commençaient pas à se préoccuper du déficit structurel au plus tôt, le marché pourrait bien le faire à leur place, entraînant une hausse des taux d’intérêt.
Tout ceci incite les investisseurs à regarder, non seulement le déficit budgétaire fédéral, mais aussi ceux des états qui peuvent faire grimper le déficit total à plus de 11% du PIB.
Il n’en reste pas moins que l’austérité n’est probablement pas pour demain de l’autre côté de l’Atlantique car la reprise est encore très ténue. En janvier, les ventes de maisons neuves ont à nouveau reculé, de même que les demandes de prêts immobiliers, ce qui donne une indication de la faiblesse de ce marché. Certains ne voient pas une reprise franche avant 2013.
Ceci a des répercussions sur la confiance des consommateurs qui est repartie à la baisse ; en outre, les banques sont réticentes à prêter et les entreprises à recruter du personnel. Tout ceci dans un climat où le Président veut réassurer les milieux d’affaires en leur affirmant qu’il n’est pas « socialiste » (presque un crime aux États-Unis !) et que ses projets d’augmenter les taxes sur les bénéfices à l’étranger, sur les banques et sur les « riches » avaient pour objectif de retrouver un certain équilibre.
L’administration américaine ne croit plus à une reprise basée sur une augmentation des exportations, d’autant que le dollar a fortement regagné son retard sur l’euro. Même la Chine n’apparaît plus comme un pays où il est facile d’exporter alors que c’est un marché prometteur pour les produits américains, puisque ce pays a réduit le crédit disponible afin de freiner la croissance et surtout persiste à mener une politique qui décourage les importations.
Même le Fonds Monétaire International (présidé par D. STRAUSS-KAHN), célèbre pour son soutien à des politiques d’austérité, avertit qu’il est encore trop tôt pour réduire les déficits. BERNANKE prévient néanmoins que les États-Unis doivent commencer à élaborer des plans pour réduire le déficit structurel une fois que les plans de relance vont s’arrêter progressivement.
Pour l’heure, on peut être certains que le gouvernement américain va continuer de dépenser, que les déficits vont encore monter et que la Réserve Fédérale va maintenir les taux d’intérêt à un niveau historiquement bas. Il en sera de même dans la plupart des principales économies mondiales, avec l’espoir que ce cocktail de politiques fiscales plus ou moins laxistes et de politique monétaire souple permettra de retrouver un niveau de croissance, notamment aux États-Unis, entre 3 et 3.5% pour 2010 et peut-être 4% l’an prochain, avec un niveau d’inflation peu élevé.
On en sera certainement loin chez nous en France, alors que certains de nos voisins européens pourraient aussi retrouver ces rythmes de croissance d’avant la crise financière et économique. Il faut dire que la réactivité de l’économie française aux changements a toujours été celle d’un escargot alors que nous n’avons pas été plus protégés de la crise qu’ailleurs.
Pendant deux semaines, le Canada a accueilli les Jeux Olympiques d'hiver où ont été attribués quelque 86 titres et les médailles correspondantes dans des disciplines aussi variées que le ski alpin, le patinage artistique, la luge ou le saut à ski et bien d'autres.
Avant d'en venir aux épreuves elles-mêmes et à la manière dont elles étaient traitées par ce que l'on a pu en voir sur les chaînes de télévision, je voudrais évoquer le pauvre citoyen français qui, à l'écoute de certaines radios nationales (ou peut-être des journaux télévisés) voulait connaître les vainqueurs des épreuves organisées à des heures qui ne lui permettaient pas de suivre les compétitions en direct. Rares étaient ces épreuves où, le lendemain, étaient donnés les noms des vainqueurs de la veille, encore moins les suivants sur les podiums. Par contre, on savait tout des performances françaises – quand il y en avait ! -, notamment que tel ou tel skieur avait fini 7ème, 10ème ou 14ème, ... et qu'il avait manqué de chance, qu'il n'avait pas atteint son but parce que la neige était ceci ou cela, etc, etc .... Heureusement que des sportifs français ont obtenu des médailles dans les disciplines nordiques pour connaître alors les médaillés, en biathlon ou en combiné nordique. Les médailles françaises ont été tellement peu nombreuses qu'on ne risque pas d'en oublier le nombre.
Si l'information du lendemain était très succincte, quelle débauche d'inutilité et parfois d'incompétence pour les retransmissions en direct ! Le service public de télévision, toujours prompt à vanter ses qualités, son savoir-faire (c'est vrai techniquement), nous a montré ses carences, souvent son intérêt essentiel pour le côté « people » de ces J.O., avec des bavardages inutiles qui ont été la caractéristique des retransmissions en direct.
Pour certaines d’entre elles, il n'y avait pas moins de six personnes pour « assurer » le reportage : le clown de service avec son humour à quatre sous et son agitation qui le faisait ressembler davantage à un vendeur de râpe à fromage sur un marché qu'à un présentateur de télévision ; la course elle-même pouvait être commentée par trois personnes, un commentateur estampillé télévision et deux consultants, l'un d'entre eux étant souvent d'un silence d'or. Tout ceci était complété par le journaliste de service au pied de la piste (un spécialiste du cyclisme) et un ou une consultant(e) au cas où le pauvre ne sache pas quoi dire.
En matière d'efficacité et de sobriété, nos chaînes de télévision feraient bien, un fois de plus de prendre exemple sur certains de nos voisins, les Allemands pour ne pas les citer qui, avec un commentateur de la course, un journaliste au début et à la fin de l'épreuve aidé d'un consultant ne soûlaient pas les téléspectateurs de paroles, de cris en tous genres et de banalités qui ne devaient intéresser qu'eux-mêmes.
Finalement avec nos chaînes de télévision, le nombre de commentateurs est inversement proportionnel au nombre de médailles. Alors que le Canada, l'Allemagne (premier pays européen au classement), les États-Unis ou la Norvège enfilaient les médailles comme des perles, nos « champions » ne parvenaient même pas à trouver le chas de l'aiguille.
Alors qu'on nous avait annoncé force médailles, et en particulier dans les disciplines alpines, nos sportifs sont revenus bredouille. Il leur a cependant manqué, comme cela arrive souvent à nos sportifs, l'état mental pour y croire, pour ne pas perdre leurs moyens au moment crucial. Quand des champions étrangers sont favoris à un moment donné, ils parviennent à leur but : une médaille, même si elle n'est pas en or. Ce fut le cas des Allemands, Norvégiens, Suédois, Slovaques, Slovènes, pour ne parler que des Européens, y compris l'Italie que certains journalistes voyaient, avec délectation, au même niveau que la France quelques jours avant la fin des jeux et qui a terminé avec une médaille d'or en alpin. Seule l'Autriche n'a pas été brillante cette année, mais leurs champions se sont largement rattrapés dans les autres disciplines. Chez nous, ce sont finalement les plus discrets, mais aussi les plus efficaces, qui ont gagné le plus de médailles : ceux qui passent peut-être plus d'heures aux entraînements, à se dépasser sur des kilomètres de pistes de ski de fond auxquels certains ajoutent le tir ou le saut à ski. Comme lors de Jeux Olympiques précédents, ils ont répondu présents alors que l’on attendait les « flamboyants » du ski alpin. C’était davantage la flamme olympique qui flambait que les compétiteurs français de cette discipline où on nous avait annoncé de multiples « chances de médailles ». Si certains de ces sportifs de haut niveau obtiennent des performances sur la durée d’une saison, ils n’ont pas le mental pour décrocher une victoire sur un évènement unique et majeur.
Pour revenir à mon propos initial sur le traitement de l’information – sportive en l’occurrence sur les radios et les télévisions, on ne peut que constater et déplorer ce nombrilisme franco-français qui ne prend en compte que les résultats (même s’il ne s’agit pas de performances) des compétiteurs hexagonaux, au mépris des résultats qui intéressent tous ceux qui suivent une discipline sportive. Le même phénomène s’observe, entre autres, lors des coupes européennes de football où l’on ne donne que les résultats des équipes françaises ou les performances des joueurs français dans les équipes étrangères. C’est un bon signe d’ouverture aux autres.
Jusqu’à l’année dernière, on ne lisait ou n’entendait que très rarement des propos qui osaient ou évoquaient une quelconque remise en cause de toutes les théories qui font du réchauffement climatique une vérité scientifique inéluctable. Ici ou là, on menaçait presque d’excommunication morale tout individu qui se permettait d’émettre le moindre doute : le non scientifique était considéré comme le premier abruti venu ; le ou les scientifiques qui se montraient « tièdes » à l’égard des théories sur le réchauffement climatique étaient traités de charlatans, d’escrocs, voire davantage par ceux qui défendent la pensée unique sur cette question.
On remarque depuis plusieurs mois des changements, notamment de la part de ceux qui se sont toujours considérés ou qui pourraient être classés parmi les « climato-sceptiques ». D’une part, ils osent maintenant se faire entendre s’ils ne partagent pas tout ce qui est dit, écrit ou annoncé sur le réchauffement climatique ; d’autre part, ils ont davantage de place dans les médias, notamment la presse écrite où la capacité et les possibilités d’analyse vont plus loin que le « c’est bon pour la planète » de la présentatrice de la météo sur TF1 le soir. Comme si cette présentatrice, qui accumule les clichés et les petites phrases, avait une quelconque compétence en matière climatique.
Ce changement d’attitude des médias a deux raisons principales : la première, c’est la crédibilité des nombreux scientifiques qui osent faire entendre leur voix ces derniers mois qu’ils soient français ou étrangers. La seconde, à contrario, c’est la perte de crédibilité d’autres scientifiques qui avaient fait une confiance aveugle à certaines données qui leur étaient présentées comme sans appel et qui se sont avérées, parfois inexactes ou incomplètes quand ce n’était pas en grande partie manipulées.
Dans cette manipulation, on trouve un personnage trouble, de nationalité indienne, qui s’est servi de données, parfois incomplètes d’un organe de l’ONU, le GIEC (le Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour appuyer la théorie du réchauffement climatique. Je reviendrai un jour sur ce personnage et ses connections à travers le monde, notamment avec les milieux chargés du développement et de la promotion de ce qu’on appelle les « énergies alternatives ».
Pour revenir au GIEC, sa dernière publication indiquait que la preuve du réchauffement de la terre était « sans équivoque » et que les gaz à effet de serre avaient déjà réchauffé la terre de 0,7°C et qu’elle se réchaufferait de 5 à 6 °C d’ici à 2100. Ces annonces sont faites à partir de relevés de températures à travers le monde depuis environ 150 ans auprès de diverses stations météo.
De nombreux scientifiques, dont un ancien membre éminent du GIEC, professeur de science de l’atmosphère à l’université de l’Alabama (qui sera probablement assimilé à un charlatan par certains !), ont émis de sérieux doutes sur la validité et la fiabilité de ces mesures. Au cours des dernières décennies, les relevés de certaines stations ont été considérablement faussés par l’urbanisation, le changement de destination de certains terrains à côté desquels elles se trouvaient, voire par leur déplacement. Même conclusion d’un autre professeur de l’université de Guelph au Canada qui a émis les mêmes critiques lors d’une intervention devant le GIEC. Une autre étude de stations météo à travers le monde donne des résultats pour le moins surprenant quand on apprend que ces stations sont proches d’un aéroport (Rome ou Manchester), près d’équipements produisant l’air conditionné de bâtiments ou encore à proximité d’incinérateurs d’ordures ménagères. D’autres scientifiques qui ont étudié les données du GIEC ont aussi remarqué que les tendances notées dans ses rapports au cours des 30 dernières années pouvaient aussi avoir été provoquées par des fluctuations dues autant au hasard qu’aux gaz à effet de serre. Ces informations devraient faire l’objet d’une prochaine communication dans une publication sur l’environnement intitulée « Climate Change ».
De nombreux scientifiques font remarquer que la terre a connu des périodes de réchauffement, mais aussi de refroidissement au cours des siècles : un réchauffement de la terre s’est produit à deux reprises au cours du millénaire écoulé sans qu’à l’époque on ne mesure le niveau de la couche glaciaire de l’Arctique qui, c’est vrai, a diminué depuis que des mesures sont faites. L’une de ces périodes de réchauffement avait donné lieu à une augmentation des températures de 2°C en Europe entre les années 800 et 1300. Cela explique que la culture de la vigne se soit développée dans un pays comme le Royaume Uni. Par la suite (entre 1400 et 1850), un mini-âge de classe a touché l’hémisphère nord, et cela personne ne peut le nier. C’est depuis le début du 20ème siècle, et notamment au cours des quatre dernières décennies, que la température a le plus fortement augmenté, de 0,7°C.
S’il y a des indications qui vont dans le sens des tenants de la théorie du réchauffement climatique, d’autres tendent à davantage de
modération, de scepticisme et de recul pour éviter que certains propos des premiers apparaissent motivés par d’autres types de préoccupations plus proches du business.
Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère
Patrick CURTAUD
- Conseiller général de l'Isère
- Adjoint au maire chargé de la Culture, du Patrimoine,
du Tourisme, des Relations internationales et des T.I.C.
- Conseiller communautaire de la C.A.P.V.
- Président du Syndicat Rivières 4 Vallées
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||