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Patrick CURTAUD
- Conseiller général de l'Isère
- Adjoint au maire chargé de la Culture, du Patrimoine,
du Tourisme, des Relations internationales et des T.I.C.
- Conseiller communautaire de la C.A.P.V.
- Président du Syndicat Rivières 4 Vallées

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Forum des associations dans la commune de Chonas l'Amballan

Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 17:00

Comme prévu, Copenhague a accouché d’une souris. C’était prévisible depuis la semaine dernière compte tenu des dissensions des uns, du peu d’enthousiasme des autres et peut-être d’un début de scepticisme de la part d’une troisième catégorie qui n’a jamais vraiment eu l’occasion de se faire entendre. Ce sont ceux qui considèrent qu’il peut y avoir matière à discuter entre les « dictateurs de la pensée » qui interdisent toute thèse contraire à leurs théories, mais aussi et surtout leurs engagements politico-environnementalistes, et ceux qui peuvent aussi mettre en doute certaines hypothèses qui envahissent, parfois de manière pas toujours très honnête, le champ médiatique.

Cette conférence de Copenhague sur le changement climatique s’est ouverte sur fond de crise : crise financière, mais aussi crise scientifique car on s’aperçoit aujourd’hui (qui osait le dire il y a encore quelques mois ?) que l’incertitude règne sur des sujets faisant l’objet de prétendus consensus depuis de nombreuses années.

Il est vrai que cette rencontre était un grand défi politique avec le rassemblement en un seul lieu de tant d’intérêts divergents, de responsables politiques qui s’épiaient, se mettaient la pression les uns les autres pour montrer au monde qu’ils s’occupaient du climat. La surenchère médiatique a battu des records pendant cette conférence dont il n’est pas sorti grand chose.  De nombreux pays n’avaient d’ailleurs pas réglé tous leurs problèmes internes, au premier rang desquels les États-Unis où le président OBAMA n’est même pas parvenu à faire passer son « plan climat ». Il faut dire qu’il est empêtré depuis des mois dans sa réforme du système de santé et qu’il doit aussi s’occuper de la situation économique. Résultat, la conférence de Copenhague est passée au second plan. On peut se demander si, en dépit de toutes ses déclarations des derniers mois, le président OBAMA est entièrement convaincu de la démarche engagée avant Copenhague.

Dans un autre domaine, les pays émergents que sont la Chine et l’Inde n’ont pas vraiment l’intention de sacrifier le développement économique de leur pays pour faire plaisir à des militants, plutôt que des scientifiques, à partir du moment où d’autres théories se font jour et viennent contrer la parole en vogue depuis quelques années. Même le Brésil ne joue pas un jeu très clair car, après avoir mis en avant une alliance avec la France pour se présenter en bons élèves, voire aussi en donneurs de leçons, ce dont nous sommes friands, chacun savait que le plan « justice-climat » évoqué par les présidents SARKOZY et LULA ne mènerait nulle part.

Dans les semaines et les mois prochains, on va certainement voir monter en première ligne tous ceux qui vont critiquer le manque d’engagement des politiques, l’absence de résultats de Copenhague (qui voulait vraiment des résultats concrets ?). Mais au moment où des voix font entendre une autre musique sur le réchauffement climatique – elle aussi sérieuse, contrairement à ce que les HULOT, GORE et consorts prétendent -, une réflexion plus profonde s’impose. Pourquoi ne nous dit-on pas que les températures n’ont pas augmenté au cours des dix dernières années, ceci en dépit d’une forte augmentation du CO². Cela ne veut cependant pas dire qu’il ne faut pas réduire les quantités de CO² ; mais la constatation ci-dessus a notamment été faite par le Leibniz Institut en Allemagne et par le « Massachusetts Institute of Technology ». La science du climat est loin d’être précise et les émissions de CO² ne constituent pas des explications à tous les problèmes. C’est ce qu’affirment depuis des années plusieurs centaines de scientifiques, que l’on ne veut pas entendre, mais qui ont néanmoins signé une pétition dans ce sens. Ils ne contestent pas le fait que la température globale aurait augmenté de 0,7° au cours du 20ème siècle, mais font aussi remarquer que la science en matière climatique en est encore à ses balbutiements et qu’il ne faut écarter aucune théorie sur ces questions car on est loin du consensus. Comment peut-on dire que la température atteindra tel niveau dans 30, 40 ou 50 ans alors que l’on est incapable de prévoir le temps de manière précise au-delà de cinq jours quand les conditions atmosphériques sont stables ?

Aujourd’hui, l’urgence est de régler les problèmes de la crise économique : lutter contre le chômage, réduire les déficits publics en relançant la compétitivité des économies. Laissons l’environnement aux scientifiques et non aux producteurs d’émissions de télévision, aux photographes professionnels ou aux politiciens en retraite. Cessons de faire du catastrophisme une religion ou des taxations les solutions à nos problèmes. Entre les taxes de ceci ou de cela, on ne règle rien. Faisons preuve d’imagination, d’innovation : c’est ainsi que le monde a avancé lorsqu’il en avait besoin. Ce n’est pas avec des contraintes que l’on développera l’économie.

Pour terminer, une question : qui va se charger de calculer l’empreinte carbone de ces centaines de déplacements en avion, de journalistes, d’experts et de dirigeants politiques qui ont convergé vers ce petit pays qu’est le Danemark qui a du étouffer par la pollution ? Bon courage à celui qui le fera.

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 17:00

Il est vraiment temps que le rythme effréné de l'actualité ralentisse sinon les médias et ceux qu'ils emploient, ces pauvres journalistes, ne vont pas aborder la trêve des confiseurs dans un état physique suffisamment raisonnable pour en profiter pleinement. Les évènements s'enchaînent avec une telle rapidité et une telle richesse que la longueur des journaux télévisés, les bulletins d'information à la radio ou les pages des quotidiens deviennent trop limités pour parler de tout en profondeur. Et de la profondeur, il en faut.

Il en faut par exemple pour parler du prochain tube des « MTV Awards », cette récompense internationale qui couronne des sorties de disques, des morceaux aussi que les jeunes peuvent voir et revoir sur les chaînes musicales dont MTV – et d'autres – font partie. La dernière production ne concerne pas seulement les médias spécialisés dans le « show biz » mais également la presse généraliste puisqu'elle s'en est emparée. Il s'agit de la première – et on espère toute dernière, compte tenu de la qualité – production vidéo du groupe de rap, hip-hop, de patronage ??? (on ne sait trop comment l’appeler) qui a pour nom UMP. Depuis quelques jours, on peut donc voir sur Internet un clip vidéo intitulé « Tous ceux qui veulent changer le monde » sur lequel s’agitent  des célébrités qui ont pour noms C. LAGARDE, R. YADE, X. DARCOS, V. PECRESSE et d’autres que l'on croyait ministres du gouvernement de François FILLON. Et bien non. Ils ne sont pas ministres, mais « people » et ont décidé de remplacer Johnny HALLYDAY avant que celui-ci revienne sur scène, si jamais il peut le faire.

A quelques semaines du MIDEM, le salon de l'industrie du disque qui se déroule à Cannes en janvier, le gouvernement avait peut-être trouvé un moyen de faire entrer quelques espèces sonnantes et trébuchantes dans les caisses de l'État en faisant se produire des membres éminents de l'UMP. C'est raté et il est préférable qu'ils retournent dans leur ministère respectif s'ils n'ont pas eu la mauvaise idée de prévoir une tournée d'adieux pour remplacer provisoirement celle que Johnny ne peut faire.

Autre occupation majeure de la presse ces derniers jours, la « boulette » d'un sénateur de la majorité qui, au lieu de voter le projet de loi présenté par le gouvernement trouve le moyen de voter, en son nom et celui de certains de ses collègues qui lui avaient donné pouvoir, en faveur d'un amendement communiste. Comment voulez-vous demander à des enfants dans une classe d'être attentif si un sénateur est incapable de faire attention aux papiers – de couleur qui plus est – qu'il doit mettre dans une urne ? Depuis quelques années, les sénateurs avaient réussi à changer la réputation du Sénat où, certains l'affirmaient, ils étaient nombreux à dormir. Le sénateur en question a vraiment du prendre un coup de fatigue.

Autre débat majeur qui agite le monde politique et tient les journalistes en haleine : à qui revient la « paternité » du sigle UDF dont le cadavre semble encore bouger ? La polémique a ressurgi ces jours derniers pour savoir si l'UDF existe même seulement, qui en a repris le flambeau dont la mèche est presque éteinte. BAYROU, qui n'a rien à faire en ce moment pourrait se remettre sur les rangs car il a revendiqué le sigle avant qu'il ne crée son Modem, mais un modem pas vraiment haut-débit. Pour ceux qui s'intéressent à l'informatique, on peut dire que BAYROU se contente d'un petit 512K !

Avec tous ces évènements majeurs pour la planète, on en aurait presque oublié le « Barnum » de Copenhague. Quand vous lirez ces lignes, les plusieurs dizaines de chefs d'états qui avaient rendez-vous au Danemark se seront auto-congratulés, seront – peut-être – repartis avec de bonnes intentions qu'ils rangeront dans un coffre jusqu'à la prochaine conférence, Allez également parler de réchauffement de la plante aux gens de régions qui ont un bon moins 30 actuellement, voire plus froid !

Autre évènement majeur, dont toute la planète France parle : Johnny. Pendant une semaine, « l'idole des jeunes » a fait les premiers titres des journaux télévisés et il a fallu un certain temps avant que cela ne vienne qu'en troisième ou quatrième position. Le pire, c'est qu'on arrivait à nous parler de tout et de rien surtout sans qu'aucun bulletin de santé n'ait été publié par l'hôpital californien où il se trouve. Et d'enchaîner avec toutes les histoires sordides d'assurance, de responsabilité, d'annulation ou non de tournée. Au train où vont les choses, on va bientôt entendre parler d'un « Johnnython » s'il se trouve que notre idole nationale a commis une imprudence dont il serait responsable en prenant l'avion trop tôt après son opération. Sauf s'il y a autre chose qui n'a pas été dite et que l'opinion n'a d'ailleurs pas à connaître forcément.

Pour une fois par contre, les socialistes, notamment leur « Madone » Mme ROYAL n’ont rien dit d’extraordinaire au cours des derniers jours. Si cela avait été le cas, c’était un coup à envoyer de nombreux journalistes à l’hôpital pour dépression. Attendons-nous à une réaction dans les prochaines semaines pour ne pas être en reste après la prestation des ministres du gouvernement actuel. La présidente du duché de Poitou-Charente ferait plutôt dans le comique où elle excelle depuis sa défaite à la présidentielle de 2007. A n’en pas douter, elle va certainement trouver une astuce prochaine pour revenir sur le devant de la scène médiatique et créer du « buzz » pour employer un mot à la mode dans les médias, mais aussi les milieux politiques. Mais les Français sont-ils vraiment intéressés par le « buzz », qui se traduirait en vieux français par « faire parler de soi » ?

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 17:00

La grand’ messe a débuté en début de semaine et les prêtres de la religion – doit-on dire la secte ? – du réchauffement climatique se recueillent, discutent, élaborent des stratégies, mais aussi montrent du doigt celles et ceux qui ne souhaitent pas se convertir au « Gorisme » (pour les Américains), à « l’Hulotisme » (pour les Français) ou à tout autre courant qui ne situe pas dans la ligne actuelle qui consiste à accepter, à avaler, à croire, bref à prendre pour argent comptant tout ce qui peut être dit, montré, écrit en matière de théorie du réchauffement climatique.

Dans les jours et les semaines qui ont précédé le sommet de Copenhague, et depuis son ouverture, pas un instant sans que l’on ne nous abreuve de reportages, d’interviews, sans que l’on ne nous assène ce qui nous est présenté comme des vérités n’appelant aucune discussion, aucune contestation. Lorsqu’on voit sur une seule chaîne nationale un reportage tourné dans une partie éloignée du monde, on imagine que des dizaines, voire des centaines d’équipes de télévisions de presque tous les continents ont fait de même. Je ne sais pas si, ailleurs, le présentateur annonce à la fin du reportage que le déplacement de l’équipe de tournage, surtout si c’est à l’autre bout du monde, a consommé tant de CO² et que c’est compensé par de la « reforestation » à Madagascar ou ailleurs. Si de nombreuses télévisions du monde font la même chose, que va-t-on faire de ces arbres ? Car si on plante des arbres, il faut aussi en couper, et pas seulement pour faire du papier car les plus sensés savent que les arbres utilisés pour le papier de nos jours le sont uniquement dans ce but et ne détruisent donc pas les forêts. Mais ceci est une autre histoire.

En ce qui concerne la compensation de CO², comment va-t-on nous expliquer qu’il était indispensable de transporter plusieurs milliers de délégués et de journalistes – par avion – pour la plupart, dans un petit pays comme le Danemark qui doit éclater aux coutures avec cet afflux de défenseurs du climat. Ceci étant, les opérateurs du tourisme danois ne sont pas prêts de revoir une telle manne qui va représenter un chiffre d’affaires de plusieurs années.

Un malaise plane tout de même sur cette conférence avec ce que certains appellent déjà « le climate gate » en référence au célèbre « Watergate » du temps de la présidence NIXON. En effet, scandale ou pas scandale ? Doute ou pas doute ?

Ce sont les questions que de nombreux scientifiques peuvent et doivent se poser après la divulgation d’échanges de mails entre scientifiques du « Climate Research Unit » (Unité de recherche sur le climat) de Cambridge qui mettent à mal certaines des théories avancées par les tenants du réchauffement climatique. Cette divulgation n’a souvent eu que peu d’échos dans les médias, quand elle n’a pas été tout simplement dénigrée ou ridiculisée. Même position de Vincent COURTILLOT, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris qui met aussi en doute de nombreux chiffres publiés au cours des dernières années, grâce notamment à des éléments fournis par cet organisme de Cambridge dont de nombreuses données auraient mystérieusement été effacées des ordinateurs, ce que révèlent ces échanges de mails. De même que ces échanges révèlent aussi des soupçons de manipulations en faveur des thèses sur le réchauffement climatique.

V. COURTILLOT rappelait récemment sur une radio nationale qu’il était difficilement envisageable de prédire le climat à plusieurs dizaines  d’années, voire un siècle, alors que les météorologues sont incapables de donner des prévisions au-delà de 4 à 5 jours. Le même, mais aussi d’autres scientifiques, observent que la variation des températures au cours des siècles, mesurée par des méthodes glaciaires ou géologiques, et non pas par Al GORE, précède de 800 à 2.000 ans la variation des concentrations de CO². S’il y a causalité, ce ne peut être que les variations de températures qui influent sur les variations de CO² et non l’inverse.

Naturellement, il n’est pas de bon ton, ni politiquement correct, de remettre en cause les affirmations du GIEC (le groupe d’experts sur le climat) mandaté par l’ONU. Mais si ce CIEC faisait fausse route comme certains scientifiques semblent l’affirmer ? Ce ne sont pas ceux qui prêchent la parole unique, qui défendent une seule thèse qui nous le diront puisqu’ils sont juges et parties.

Une chose est certaine : le débat devient passionné, pour ne pas dire passionnant, avec naturellement des excès, les « pro-réchauffement climatique » allant jusqu’à traiter les autres de tous les noms d’oiseaux, y compris V. COURTILLOT qui est aussi qualifié « d’arnaqueur de la climatologie » Comme si Al GORE ou Nicolas HULOT, qui passe son temps dans les hélicoptères, étaient des scientifiques de renom aux compétences irréprochables.

Cette affaire de données disparues au « Climate Research Unit » doit inviter à se poser des questions sur les théories en vogue, même si GORE a décidé que le débat sur le climat était « clos » ou si d’autres se comportent, à l’égard des sceptiques du réchauffement climatique, comme ceux qui condamnaient la dictature soviétique il y a quelques décennies. De là à envisager que les ayatollahs du climat ont pour principal objectif de siphonner des millions d’euros, dollars ou autres richesses vers les technologies « vertes » dont certains business profiteront immanquablement, il n’y a qu’un pas que d’aucuns ne vont pas tarder à franchir. S’ils ne sont pas brûlés sur le bûcher d’ici là, comme les hérétiques au Moyen-Âge !
Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 17:00

Nous aurions le meilleur système de santé du monde. Peut-être est-ce vrai. Nous aurions le meilleur système de protection sociale du monde. Probablement l’un des meilleurs, les États-Unis étant par contre, aux dires de certains, le pays où on laisse mourir les gens dans la rue. Nous sommes à la pointe en matière de production d’électricité grâce au nucléaire, même si on commence à évoquer l’achat d’électricité à l’étranger en raison de problèmes de maintenance de certaines centrales. Dans de nombreux autres domaines, nous sommes à la pointe de la recherche, des découvertes et tenons plus ou moins honorablement notre place parmi les nations. Il n’y a bien qu’en football ou rugby où nous avons du nous porter pâles ces derniers temps, mais c’est un autre sujet.

Par contre, il y a un domaine où, même les pays les moins développés, ne feront pas appel à notre capacité d’organisation, si on peut parler de sens de l’organisation à propos de notre pays. Quand on voit la manière dont a été mise en place l’organisation de la campagne de vaccination contre la grippe A depuis la mi-novembre où elle a débuté, on a l’impression d’avoir une organisation semblable à celle que l’on voyait lors des distributions de nourriture aux réfugiés lors des conflits dans les Balkans dans les années 90. Et encore : dans ces lieux de conflits, les bombardements et autres combats n’étaient pas très loin.

Comment peut-on avoir mis en place une telle inorganisation dans un pays comme le nôtre ? Comment peut-on avoir des attentes de trois ou quatre heures dans les lieux de vaccination, des temps d’attente dignes de pays à peine à la pointe du progrès ? Comment peut-on voir des gens en venir presque aux mains et se disputer quelques minutes d’écart dans une file d’attente ?

Naturellement, le premier réflexe est de blâmer les politiques. Quand quelque chose va mal dans ce pays, ce sont toujours les politiques qui en sont responsables. Quand tout « tourne rond » par contre, c’est grâce à la petite fée.

La réalité est tout autre. On sait depuis le tout début de l’été que l’hémisphère nord allait être touché par l’épidémie de grippe A après les pics constatés dans l’hémisphère sud, notamment en Amérique latine. Dans ces pays, mais aussi en Australie, Nouvelle-Zélande ou ailleurs, des campagnes de vaccination avaient eu lieu. L’hémisphère nord, particulièrement l’Europe, devait donc se préparer à affronter la pandémie et à organiser des campagnes de vaccination.

Mais voilà, comme nous sommes toujours un pays aux comportements parfois étranges, dès qu’il fut question de vaccination massive, des voix ont commencé à se faire entendre ici ou là sur l’utilité de cette vaccination, sur son efficacité, mais surtout sur sa dangerosité. Il y a eu de tout temps, chez nous, des opposants à toute forme de vaccination dont on a rapidement entendu les positions, jetant ainsi le trouble dans une partie de la population. Ajoutons à cela les réticences de certains personnels médicaux et le tour était joué pour lancer toutes les discussions de café du commerce imaginable. Du jour au lendemain, des dizaines de milliers de Français devenaient des médecins qui avaient leur avis sur la vaccination ou qui connaissaient quelqu’un qui avait dit qu’on lui avait rapporté que, etc …

En matière de communication « officielle », on a aussi touché le fond de l’absurde et on a entendu tout et n’importe quoi. Pas un jour sans une déclaration contradictoire de tel ou tel responsable politique ou sommité médicale. Tant et si bien qu’au moment du lancement de la campagne de vaccination à la mi-novembre, les centres de vaccination attendaient « le client ». Quasiment personne. Aujourd’hui, les centres regorgent de monde car ceux qui ne voulaient pas se faire vacciner initialement ont changé d’avis entre temps et viennent surcharger les centres. Les moutons ont entendu l’appel des bergers qui leur conseillaient la vaccination alors qu’un mois plutôt, « on n’allait pas les prendre à cette manipulation » comme certains le disaient.

Cette semaine encore, les pouvoirs publics ont navigué au gré du vent. Il y a moins de deux semaines, la ministre de la santé annonçait que certains cabinets de généralistes seraient habilités à vacciner à partir de décembre, comme en Allemagne, Angleterre ou Belgique. Cette semaine, la même ministre déclarait vouloir « préserver la capacité des médecins généralistes à prendre en charge les malades grippés ». Les généralistes traiteront mais ne vaccineront donc pas. C’est ce qu’on appelle une coordination à la française !

Cette affaire aura au moins montré une chose : tout le monde est coupable dans cette confusion. Les pouvoirs publics qui n’ont jamais tenu une ligne unique et cohérente ; le milieu médical qui a aussi donné l’impression de flotter avec des arguments contradictoires.

Pendant ce temps, les Suédois, comme d’autres, se précipitaient vers leurs centres de vaccination en masse, mais dans des conditions normales et paisibles comme les Suédois savent le faire et … dès le mois d’octobre.

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 17:00

Jamais deux sans trois ? Après ZIDANE en finale de la Coupe du Monde 2006 qui s'était illustré par un inadmissible coup de tête à un adversaire italien, la brillante équipe de France de football fait à nouveau la une avec le geste de tricheur de Th. HENRY.

Si l'on peut comprendre la réaction du premier, cible d'insultes du joueur italien pendant un match à l'enjeu important en finale d'une grande compétition, le geste d'HENRY pour arracher une qualification pour la phase finale de l'an prochain en Afrique du Sud est totalement inqualifiable. Premièrement parce qu'il est le capitaine (d'un navire ballotté par les Irlandais), mais également parce que son geste est le signe d'un manque de professionnalisme qui ne l’honore pas compte tenu du niveau où il évolue.

Th. HENRY se serait senti seul après le match et aurait envisagé de mettre un terme à sa carrière. La belle affaire ! Qui l'aurait regretté dans le monde du sport. Ce joueur – de talent – va maintenant traîner cette tache sur tous les terrains. Et ce ne sont pas les panneaux au stade de Barcelone avec la mention « Sorry » (désolé) qui changeront le fond de cette affaire. Peut-être se convertira-t-il un jour comme entraîneur, à l'image de MARADONA, auteur d'un but de la main (« la main de Dieu » avait-il dit alors) en Coupe du Monde contre l'Angleterre. La main d'HENRY serait-elle la main de DOMENECH qui avait tout à perdre en cas d'élimination ? On pourrait le penser car lui n'avait rien vu. On se demande d'ailleurs ce qu'il voit.

Le pire dans le comportement de T. HENRY est d'avoir reconnu sa tricherie après la décision de la FIFA de ne pas faire rejouer le match, allant même dire ensuite qu'il aurait fallu le rejouer. La meilleure chose qu'il fasse maintenant est de se taire et de ne pas en ajouter car à chacune de ses prises de parole, il s'enfonce dans les contradictions.

Heureusement pour lui qu'il ne joue plus dans le club anglais d'Arsenal car il devrait affronter des broncas à chaque match de la part des supporters de tous les clubs d'Outre-Manche. Même les Espagnols n'ont pas été tendres avec lui lors de sa brève apparition sur le terrain avec le club catalan le week-end dernier.

Comment ne pas entraîner de telles réactions de la part des publics lorsque les faits sont si parlants ? Comment ensuite éduquer, former, inciter les plus jeunes à ne pas tricher sur un terrain de football ou à ne pas commettre les mêmes fautes inadmissibles dont certains joueurs de rugby se rendent coupables par des fourchettes dans les yeux des adversaires en mêlée ? Lorsque la faute ou l'agression dans ce sport est évidente, la vidéo permet ensuite de sanctionner. Elle autorise aussi l'arbitre à arrêter le jeu s'il y a litige sur un essai, le quatrième arbitre rendant alors son verdict. D'autres sports comme le tennis ou le cricket (moins connu en France, mais sport comptant le plus grand nombre de pratiquants dans le monde) ont également recours à la technique pour confirmer ou infirmer une décision arbitrale. Pourquoi ne pas le faire aussi en football ? M. PLATINI a tort de refuser cette possibilité.

Aujourd'hui, le joueur, à cause de sa faute, « trinque », Avec la vidéo, le but aurait été refusé, il aurait reçu un carton et l'affaire aurait été oubliée. Par cette faute, il va traîner une mauvaise réputation jusqu'à la fin de sa carrière, mauvaise réputation qui va coller aussi à cette brillante équipe de France et à son sélectionneur hyper-performant.

Que l'on se rassure, le football, dans l'œil du cyclone avec cet incident, n'est pas le seul sport concerné.

Le cyclisme connaît son lot d'affaires, plus graves car elles mettent en danger la santé des sportifs à cause du dopage. Pas une année, presque pas une compétition majeure sans des découvertes de seringues (pas pour crever les pneus des concurrents), d'analyses qui détectent autre chose que de la limonade ou de la vitamine C. Mais c'est souvent « à l'insu de leur plein gré » selon une formule célèbre d'un ancien champion (???) français que les cyclistes se retrouvent avec des substances toniques dans le sang. L'histoire n'est pas nouvelle puisqu'au début du 20ème siècle, les cyclistes se dopaient déjà ... au vin rouge alors que les enjeux financiers n'étaient pourtant pas ceux d'aujourd'hui !

Le rugby, l'haltérophilie se distinguent aussi par la « gonflette » avec des produits qui augmentent la masse musculaire, mais qui n'ont rien à voir avec la côte de bœuf.

Le sport automobile où les pilotes ne sont pas des habitués du SMIC a également été touché par des scandales au cours des derniers mois. Espionnage industrialo-sportif chez les uns, tricherie avérée chez Renault qui demande à l'un de ces coureurs de simuler un accident pour favoriser un coéquipier.

On jette régulièrement l'opprobre sur le football parce que les joueurs sont souvent les plus connus de tous les sportifs et qu'il s'agit d'un sport planétaire. C'est vrai que l'argent est un enjeu important de nos jours, mais pas plus que pour d'autres sports où les sommes engagées sont aussi importantes. On parle toujours des salaires des joueurs de football, mais moins de ceux des coureurs automobiles, joueurs de golf ou de tennis où les sommets sont également atteints.

Si la main du but contre l'Irlande faisait partie d'une stratégie organisée en raison des enjeux qui tournent autour de l'équipe de France, on aurait atteint le fond, On peut se poser la question à la vue de reportages qui évoquent les conséquences qu'auraient eu  l'élimination de la France pour un équipementier sportif ou une chaîne de télévision.

Quoi qu'il en soit, cette affaire ne suscitera certainement pas un élan de soutien et de popularité envers cette équipe qui ne le mérite nullement lorsqu’elle sera en Afrique du Sud en 2010.

Patrick CURTAUD

Conseiller général de l'Isère

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 17:00

En matière de changements climatiques – que certains considèrent comme une évidence -, est-il possible d’émettre, d’envisager, d’évoquer d’autres hypothèses que celles qui sont aujourd’hui admises par une pensée unique qui classe dans la catégorie des hérétiques, des inconscients, pour tout dire des imbéciles, toutes celles et tous ceux qui ne s’y rallient pas. Que ce soit dans les discussions de cercles d’amis, dans les rencontres plus ou moins informelles ou officielles, voire dans les discussions de comptoirs de « cafés du commerce » (même si dans ces cas il y a davantage de scepticisme), il est difficilement possible de faire accepter une vision différente que celle d’un réchauffement climatique qui serait devenu inévitable.

Une tornade inhabituelle, c’est le réchauffement climatique ; une rivière qui déborde, c’est le réchauffement climatique ; même si on nous dit que tel événement climatique ne s’est pas produit depuis les années 50 (ce qui veut dire qu’il y a plus de 50 ans, il a déjà eu lieu), aucun moyen d’y échapper : le réchauffement climatique, la couche d’ozone et tout ce qui s’y rapporte sont responsables et les arguments nous sont martelés comme s’il fallait empêcher les individus de penser autrement, d’avoir une opinion différente. Que cache tout ceci, on ne sait trop ?

Par contre, ce qui ne peut être caché, ce sont les études, basées sur des données scientifiques que l’on se garde bien de diffuser et de faire connaître à une grande échelle tellement elles sont gênantes pour tous ceux, individus, organisations, gouvernements, qui veulent nous faire penser autrement, qui veulent faire admettre ce qui n’est, après tout, qu’un seul aspect de la question du climat.

Parmi ces études sur le changement climatique, l’une d’entre elles, qui émane d’une université européenne, indique que la terre continue d’absorber le monoxyde de carbone en créant en quelque sorte des « stockages » pour absorber les niveaux excessifs de CO². Naturellement, cette étude modifie fortement ce que l’on peut considérer comme une pensée unique en matière de changement climatique, surtout à quelques jours du sommet des Nations Unies de Copenhague.

Pour être plus précis, cette étude indique qu’en dépit de l’augmentation des émissions de gaz carbonique, la terre est encore en capacité de stocker une quantité significative des gaz à effet de serre dans les océans et les forêts. Selon cette étude, la terre n’a cessé d’absorber plus de la moitié du gaz carbonique émis par l’homme au cours des … 160 années dernières écoulées.

Cela s’est produit en dépit d’une augmentation des émissions CO² de deux milliards de tonnes par an en 1850 jusqu’au niveau actuel de 35 milliards de tonnes annuel. Jusqu’alors, on croyait que la capacité de la terre à absorber le CO² diminuerait au fur et à mesure que la production industrielle augmentait, produisant ainsi une accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’auteur de cette étude, un certain Dr. Wolfgang KNORR, a découvert que la quantité de CO² dans l’atmosphère est restée juste au-dessus du niveau des 50%, de faibles fluctuations étant enregistrées en dépit d’une augmentation de la production de ce CO².

Son étude est basée sur des données uniquement empiriques plutôt que sur des modèles de changements climatiques supposés, prenant en compte des données historiques extraites d’échantillons de glace de l’Antarctique. « Les études précédentes laissaient supposer que, dans les dix prochaines années, la quantité de CO² dans l’atmosphère augmenterait parce que la terre ne pourrait pas l’absorber aussi facilement, ce qui est faux » a déclaré W. KNORR.

Dans le même temps, une autre étude publiée récemment par l’université VU d’Amsterdam a permis de voir que la quantité de CO² rejetée suite à la déforestation dans les régions amazoniennes  aurait été surestimée, passant de 12% (ce qui reste élevé) au lieu des 20% annoncés initialement. Des recherches montrent aussi que les plantes aquatiques de l’Antarctique « combattent » le changement climatique en absorbant le gaz carbonique de l’atmosphère en même temps que la glace fond.

Cela ne doit pas aboutir à baisser la garde et le Dr. KNORR insiste sur la nécessité de continuer à vouloir faire diminuer les émissions de gaz carbonique, non pas seulement en prévision du sommet de Copenhague du mois prochain qui pourrait bien accoucher d’une nouvelle souris. Le niveau des gaz à effet de serre dans l’atmosphère continue d’augmenter, même si la moitié d’entre eux est absorbée par la terre ; il est donc indispensable de continuer à progresser en vue de leur réduction.

Que ce soit ces études ou d’autres qui affirment le contraire, il ne faut pas s’en remettre uniquement à la nature pour régler nos problèmes et nos excès ; par contre, il serait intéressant de savoir pourquoi la proportion absorbée par la terre n’a pas changé.

C’est pourquoi il faudra bien qu’un jour, les « ayatollahs » du changement climatique qui veulent imposer leur vision des choses à tous confrontent leurs données, leurs études à celles de ceux qui ont une vision moins tranchée, mais aussi peut-être plus scientifique sur ces questions.

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 17:00

Avec la signature du président de la République tchèque M. Vaclav KLAUS il y a quelques jours a été levé le dernier obstacle à la mise en place du Traité de Lisbonne qui est maintenant approuvé par les 27 états membres de l’Union Européenne. Si la République tchèque transmet les instruments de ratification à l’Italie qui en est le dépositaire avant la fin de ce mois, le traité entrera en vigueur le 1er décembre, donnant ainsi la possibilité à la Suède qui préside actuellement l’UE de proposer l’organisation d’un sommet pour mettre en œuvre le traité.

Il va falloir également régler la question de la présidence du Conseil européen et celle du Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères, l’équivalent d’un ministre de ce secteur d’ici le 19 novembre Actuellement, il y a, comme il fallait s’y attendre, plus de candidats que de postes à pourvoir, ce qui est somme toute naturel. L’objectif de la présidence suédoise actuelle est d’arriver au prochain sommet avec un seul nom pour chaque poste, et avec pour condition le soutien majoritaire des pays membres pour chacun des postes.

Comme il faudra trouver un équilibre entre la droite et la gauche, entre les pays les plus grands et les plus petits, entre l’ouest et l’est ainsi qu’entre le nord et le sud, enfin entre hommes et femmes, la tâche ne va pas être simple. On dit dans les milieux européens que le France ne serait pas satisfaite du temps pris par les consultations : comment peut-il en être autrement quand on doit tenir compte de tous ces paramètres au sein d’un groupe de 27 pays, dont certains d’entre eux se sont fait attendre avant de procéder à la ratification du Traité de Lisbonne, que ce soit par la voie du référendum ou celle du vote parlementaire. De plus, la France peut-elle se permettre de donner des leçons alors qu’elle a refusé, dans un premier temps par référendum, ce traité, comme l’avait fait la Hollande ?

Pour ménager les susceptibilités, il serait même imaginé l’inclusion d’un troisième poste, qui existe déjà : il s’agit du poste de secrétaire général du Conseil de l’UE dont le rôle serait important en matière administrative et qui éviterait à tel ou tel pays de se sentir lésé.

Au cours des semaines précédentes, plusieurs noms ont circulé pour le poste de Président du Conseil. Parmi ceux-ci, celui de l’ancien Premier ministre britannique Tony BLAIR. S’il a été favori à un moment, il n’est plus en course aujourd’hui en raison de l’opposition, semble-t-il, - déclarée pour faire blocage à une autre candidature ou réelle – de la France et de l’Allemagne. On a parlé aussi d’une femme, mais également du Premier Ministre luxembourgeois, M. JUNCKER ou encore du chef de gouvernement belge M. Van Rompuy. La nomination de ce dernier poserait un autre problème, à la Belgique cette fois car il faudrait nommer un nouveau chef de gouvernement dans un pays qui n’est pas connu pour sa stabilité politique et sa concorde depuis quelques années en raison des problèmes entre Wallons et Flamands qui sont revenus sur le devant de la scène de manière aiguë.

En outre, à un moment où l’Europe doit prendre un rôle plus important avec la désignation d’un Président du Conseil qui va siéger aux côtés des OBAMA, MEDVEDEV, ou HU JINTAO, est-il opportun de désigner un leader qui, même s’il a toutes les qualités, n’aura peut-être pas le poids qu’aurait eu un Tony BLAIR. Si les dirigeants des pays considérés comme les « poids lourds » de l’Europe doivent garder la mainmise sur le fonctionnement de l’UE en coulisse, le Président du Conseil ayant un rôle identique à un président du conseil de la 4ème République, était-ce bien nécessaire d’engager tout ce processus ? Le futur président sera désigné pour trente mois : autant partir avec de bons atouts et avec un dirigeant qui « pèse ». Même si T. BLAIR ne faisait pas l’unanimité, il a acquis au fil du temps un poids politique qui lui permet de peser davantage qu’un chef de gouvernement luxembourgeois ou belge.

Restera aussi à régler la question du chef de la diplomatie. Même problématique qu’avec le choix d’un(e) président(e). Celui ou celle qui sera une sorte de ministre des affaires étrangères de l’UE devra avoir un poids significatif sur la scène internationale si l’Europe veut être écoutée. Un mauvais départ ou un départ en seconde division fera rapidement perdre toute crédibilité à l’Union Européenne alors que cette première présidence devra être l’occasion de marquer la place des 27 pays de notre continent dans un monde actuel en perpétuel changement. Si la nomination pour la présidence du Conseil européen du chef du gouvernement belge ou luxembourgeois devait être confirmée, il est évident que le poste de Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères devra revenir à un responsable politique ou de la diplomatie de l’un de ses plus grands pays.

En 50 ans, l'Europe a changé, le monde aussi. Dans un monde globalisé en constante mutation, l'Europe doit faire face à de nouveaux enjeux en matière économique, démographique, énergétique, mais aussi affronter les nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité. Avec le Traité de Lisbonne, c’est un outil qui a été mis à la disposition des 27 pays actuels de l’Union : cet outil doit être efficace, cohérent et représenter ce que doit être l’Europe, à savoir un continent fort qui pèsera de tout son poids dans les défis mondiaux à venir.

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 17:00

Au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, le monde entier, mais surtout les Allemands, vont commémorer, célébrer, fêter les vingt ans de la chute du mur de Berlin ce lundi 9 décembre. Vingt ans déjà que cette honte, une parmi tant d’autres du communisme qui a opprimé de nombreux pays européens, et au-delà, pendant des décennies, a été détruit par ceux-là même qu’il devait enfermer.

Ce qui s’est passé ce 9 novembre 1989 était comme un point d’orgue d’une année particulièrement agitée dans les pays européens qui pliaient sous le joug soviétique depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Un vent de liberté soufflait depuis plusieurs mois sur la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie et même la Bulgarie qui parvenaient, petit à petit, à se débarrasser du communisme. La contagion atteignait aussi la RDA (appelée aussi l’Allemagne de l’Est) avec l’organisation de manifestations, parfois silencieuses, mais toujours pacifistes à travers tout le pays, surtout après une fraude électorale patente lors des élections municipales du printemps 1989 où les candidats du parti au pouvoir obtenaient plus de 98% des suffrages !

Ces manifestations, soutenues par les églises protestantes, se déroulaient en même temps que les premiers départs d’Allemands de l’est vers l’Allemagne Fédérale s’organisaient, en passant par la Hongrie à l’occasion de vacances que ces citoyens prenaient dans le pays « socialiste » voisin. De la Hongrie qui avait ouvert ses frontières vers l’ouest, ces Allemands de RDA gagnaient l’Autriche. Dans les semaines suivantes, d’autres quittaient leur « paradis socialiste » dans des trains pris au départ de Varsovie ou de Prague, des pays voisins qui s’affranchissaient  également du socialisme. Entre janvier 1989 et le début d’octobre, plus de 130.000 citoyens de RDA avaient fui leur pays.

Comment en était-on arrivé là alors que les Soviétiques avaient réprimé dans le sang des révoltes, en Hongrie en 1956, puis en Tchécoslovaquie en 1968 ? C’est en fait une addition et une conjonction d’évènements qui ont abouti à l’effondrement, non seulement du mur de Berlin, mais aussi du communisme sous domination soviétique.

Dans les pays de l’Europe de l’est, deux hommes ont joué un rôle majeur dans ce travail de sape qui s’est terminé par l’ouverture des deux côtés de Berlin : le premier, c’est le Polonais Lech WALESA, dirigeant du syndicat Solidarnosc, qui s’est opposé au pouvoir du général JARUSELSKI qui dirigeait alors la Pologne. L’autre, c’est aussi un Polonais, le Pape Jean-Paul II qui a joué un rôle majeur en soutenant l’aspiration à la liberté, syndicale, politique, sociale, non seulement de son pays la Pologne, mais également de tous les pays qui vivaient sous le régime soviétique.

En Allemagne, le Chancelier KOHL a été un habile manœuvrier : sans jamais s’opposer ouvertement au dirigeant soviétique GORBATCHEV, il a amené celui-ci à admettre, progressivement, la nécessité de réunir les deux Allemagne en échange de contreparties financières que l’Allemagne de l’Ouest pouvait se permettre de verser à une U.R.S.S. exsangue sur le plan économique. Le dirigeant soviétique a joué aussi sa part dans la chute du régime de RDA. N’est-ce pas lui qui annonçait au chef d’État de la RDA à l’occasion des célébrations des 40 ans du régime : « ceux qui arrivent trop tard sont punis par l'Histoire ».

Un autre chef d’État a contribué largement au travail de sape contre le communisme à travers le monde : il s’agit du président américain Ronald REAGAN qui n’a jamais rien « lâché » face aux communistes dans aucun pays du monde. Ses convictions – que certains ont qualifié de simplistes à l’époque, peut-être parce qu’il était républicain – ont permis au monde libre de tenir tête à un empire soviétique qui ne cessait d’amasser un arsenal militaire gigantesque à quelques heures d‘avion de la France. Imaginons alors la situation des Allemands de l’ouest qui se trouvaient aux portes de la menace soviétique.

Cette addition et cette conjonction d’évènements ont abouti à la situation qui a été celle du 9 novembre ; et c’est le pouvoir communiste de RDA qui a donné le coup de grâce au régime ce jour-là. Un dirigeant du parti annonce lors d’une conférence de presse qui suit une réunion du Politburo que des visas seront délivrés sans condition et « tout de suite » aux particuliers. Les heures qui suivent vont amener des milliers de Berlinois de l’est vers le mur qui va s’ouvrir définitivement avant minuit.

Aujourd’hui, certains, en ex-RDA, balanceraient entre nostalgie et amnésie : la nostalgie, ce sont les images de la célèbre voiture Trabant que l’on regarde presque la larme à l’œil. L’amnésie, ce sont ceux qui en viendraient à regretter l’époque « bénie » du communisme parce que l’économie de marché, le libéralisme n’auraient rien apporté de bon à leur chère RDA. Cette critique du libéralisme de la part de certains qui ont, semble-t-il, oublié ou pas connu la manière dont vivait la population de RDA me fait penser à ce qu’a dit Winston CHURCHILL à propos de la démocratie : « c’est le pire des régimes à l’ exclusion de tous les autres ». Il en va de même avec le libéralisme, même s’il n’est pas exempt de critiques ; surtout au cours de l’année écoulée.

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 17:00

Les Français ont souvent du mal à retrouver leurs petits – et leurs favoris – dans le méandre de la vie politique de notre pays, même lorsqu’il s’agit de faire des choix en matière électorale.

Que dire de nos voisins étrangers, au premier rang desquels les Européens quand ils observent – et ils sont plus nombreux qu’on peut l’imaginer – le paysage politique hexagonal pour essayer de le comprendre ? Ce n’est pas toujours chose facile pour nos concitoyens ; je n’ose imaginer les réactions et souvent l’étonnement chez nos partenaires et chez ceux qui s’intéressent à la France et à sa vie politique.

Il faut avouer que depuis quelques semaines, voire quelques mois, les uns et les autres ne savent plus très bien sur quel pied danser. Dans le brouhaha actuel, on ne voit plus de quoi on parle, ce que veulent dire les uns ou les autres, quel message tel ou tel camp veut faire passer. Les médias se concentrent davantage actuellement sur ceux qui détiennent le pouvoir, à savoir le Président de la République, sa majorité et son gouvernement ; au sortir des élections européennes, c’était la gauche et plus particulièrement le Parti socialiste qui étaient pris pour cible. Aujourd’hui, la gauche revient dans le jeu, si on peut dire, ou plutôt dans la cour de récréation dont les jeux semblaient lui manquer.

Je ne reviendrai pas sur l’affaire Jean SARKOZY qui est réglée et qui ne valait pas tout ce tintamarre autour d’un problème « parisiano-parisien » dont les politiques et les médias se sont emparés, question très pratique à quelques mois des élections régionales. On a pu constater avec cette affaire que le centralisme de l’époque des rois n’était pas mort, que le cadavre de Napoléon bougeait toujours alors que ce qui se passe à Paris ne concerne pas les habitants de Bordeaux, Dunkerque ou Valence. Ceci étant, on peut toujours rappeler à ceux qui ont la mémoire courte (une habitude française, semble-t-il) que celui qui était surnommé « tonton » ne se privait pas  de nommer ses fils et membres de sa famille à des responsabilités à caractère international, à héberger dans les palais nationaux son épouse, mais aussi, comme les rois d’antan, celle qui ne l’était pas.

Si la pagaille actuelle qui règne dans les rangs de la majorité fait partie d’une stratégie politique, ce dont je doute, c’est bien vu et bien fait. Comme je ne crois pas à cette hypothèse, pas plus que tous ceux qui soutiennent la majorité et le Président, il serait temps que ceux qui exercent le pouvoir, à quelque niveau qu’ils se trouvent, remettent de l’ordre dans la maison, mettent un terme à des comportements idiots et suicidaires politiquement et remplacent la cacophonie actuelle par une organisation un peu plus huilée. En serions-nous incapables en France dès lors que l’on exerce le pouvoir ? Ce serait alors grave. Qu’il y ait des débats, des discussions, des empoignades verbales, cela fait partie de l’exercice de la démocratie. Mais que l’on assiste, depuis des mois, à des enchaînements de couacs, fausses manœuvres, poussées d’urticaires de l’un, l’une ou l’autre, cela commence à exaspérer sérieusement un électorat qui n’a pas élu tous ces représentants pour qu’ils se comportent comme une bande de collégiens en goguette. Entre ceux qui boudent un vote à l’Assemblée Nationale parce qu’ils n’approuvent pas tel projet de loi, ceux qui se trompent de bouton au moment du vote (en espérant qu’ils ne se trompent pas de pédale en conduisant), ceux qui sont mécontents que leur virgule n’ait pas été ajoutée dans un amendement ou encore le ministre qui donne une information à un député de sa majorité qui s’avère fausse le jour même, avouez que l’on égale le Canard Enchaîné en matière satirique !

Bien que dans l’opposition, la gauche ne fait pas mieux, ce dont nous ne nous plaindrons pas. Après les escarmouches, amabilités et tirs d’artillerie que se sont adressés les responsables des formations politiques, au premier rand desquels ceux du parti socialiste, au lendemain des élections européennes, on ne peut pas dire que le paysage soit plus reluisant. L’approche des régionales du printemps prochain n’apaise pas le climat, chacun voulant se compter – pour compter, ce sera une autre histoire – avant ce scrutin qui devrait permettre à la droite de reprendre quelques régions, ce qui serait toujours mieux que les deux qu’elle détient depuis le scrutin calamiteux de 2004.

Par contre, il y a du sport entre le front de gauche dont certains veulent faire cavalier seul au premier tour ; de leur côté, les communistes se demandent s’ils partent seuls également au premier tour ou s’allient avec les socialistes. Cela devrait dépendre des régions, sachant que le Parti communiste joue une fois de plus sa survie ; entre rien et être membres d’exécutifs régionaux, il n’y a pas photo.

Reste BAYROU, dont personne ne veut et qui devra partir seul à la bataille pour sauver la veuve et l’orphelin. Son problème, c’est que les Français n’aspirent pas vraiment à être sauvé par le leader du Modem auxquels ils ne font aucunement confiance.

Attendons les prochaines semaines pour voir si les leaders politiques nationaux redeviennent raisonnables ou se laissent aspirer dans la spirale du ridicule pour s’enfoncer encore davantage aux yeux de nos concitoyens.

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 17:00

Certains milieux américains ont l'habitude de désigner les phases économiques avec des lettres. Un V pour désigner une période de chute rapide de l'activité, suivie d'un rebond tout aussi rapide ; la lettre U pour parler d'un effondrement de l'activité suivi d'un passage où l'économie avance vaille que vaille avant de repartir ; la pire lettre étant le L qui indique une chute suivie d'une longue période de stagnation. Actuellement, les économistes craignent une autre lettre, le W, lorsque l'économie plonge fortement, repart ensuite, cette reprise étant aussitôt suivie d'une nouvelle chute avec le risque pour les investisseurs de s'être laissés tenter par cette fausse reprise de la première moitié du W.

Cela correspond à une vision finalement plutôt pessimiste des mouvements économiques après une période d'euphorie provoquée par la hausse des actions au cours du trimestre qui vient de s'écouler. D'autant que le président de la Réserve Fédérale américaine a prévenu qu'en dépit d'une croissance de 3% en rythme annuel, l'économie pourrait être accompagnée d'une hausse du chômage jusqu'à 9% d'ici la fin de l'année 2010,

Dans le même temps, une série de mauvaises nouvelles se sont accumulées : les commandes des entreprises sont en baisse de 20% par rapport à la même période de l'an dernier ; le marché des prêts immobiliers ne fonctionne que grâce à la garantie de l'État jusqu'à 80% ; le crédit à la consommation est si serré qu'il n'a jamais baissé aussi fortement depuis le début de la crise ; des crédits de plus en plus difficiles à obtenir par les entreprises. Tous ces indicateurs ont obligé le secrétaire d'État au Trésor américain à réaffirmer qu'un « dollar fort était important pour le pays » pour éviter qu'il baisse davantage sur les marchés.

Le problème, c'est que sur le long terme, la position du dollar comme monnaie de réserve est en train de s'éroder, surtout si les États-Unis optaient, même sans le dire, pour une politique protectionniste qui ferait alors émerger encore plus les économies de pays comme la Chine ou l'Inde.

En prenant tous ces éléments en compte, on aboutit à une version pessimiste de la situation économique actuelle. Est-ce bien la réalité ? Ce n'est pas si certain.

En premier lieu, le secteur des services qui représente environ 80% de l'activité économique américaine, a retrouvé le chemin de la croissance pour la première fois cette année, même si elle reste lente. Il en est de même pour le secteur industriel dont les indicateurs sont à la hausse pour le deuxième mois consécutif, En troisième lieu, les commandes d'équipements pour les entreprises repartent à la hausse, signe que la demande repart et que les entreprises ont des liquidités. Les derniers indicateurs montrent que les entreprises ont des excédents qui se montent à 156 milliards de dollars qui leur permettent de financer des équipements sans avoir recours à l'emprunt. Hormis une année, ce niveau d'excédents est le plus élevé jamais atteint.

Il y a ensuite le secteur de l'immobilier. Les prix sont en hausse et cela depuis plusieurs mois consécutifs. Les dépenses de consommation courante reprennent vie, sans prendre en compte l'augmentation des ventes dans le secteur de l'automobile avec une prime à la casse  de 4.500 dollars qui a permis aux Américains équipés de vieilles voitures gourmandes en essence de s'équiper de véhicules plus économes. A ces indicateurs s'est ajoutée une détente sur le marché du crédit qui a permis à des entreprises en manque de liquidités de se refinancer.

Un autre indicateur est suivi de près par les économistes et les politiques américains, notamment par le premier d'entre aux, le Président OBAMA. Il s'agit du niveau de stocks des entreprises qui était devenu très bas, ce qui signifie qu'ils vont devoir être reconstitués. Il est encore difficile de dire si ce « restockage » va être durable et important, mais le fait pour de nombreux secteurs d'être obligés de reconstituer ces stocks fera nécessairement repartir certaines activités économiques, hors secteur de l'automobile qui a bénéficié d'un plan de soutien identique à ceux que l'on trouve dans de nombreux pays européens. Et dire que l'on avait quasiment enterré la voiture particulière il y a à peine deux ans !

Même si certains chefs d'entreprises américains, sont sceptiques quant au niveau de cette reprise, la majorité pense qu'il s'agit plutôt de la lettre U que de la lettre W.

Il n'en reste pas moins que certains problèmes persistent. Des taux d'intérêts bas alimentent une dette pas tenable sur le long terme. Ces taux bas sont en réalité le résultat du besoin de la Chine de faire de l'argent avec les montagnes de dollars accumulés grâce à leurs exportations. Elle l'a fait en achetant des bons du Trésor américain. Les exportations chinoises ont également été alimentées par une monnaie sous-évaluée, entraînant des déséquilibres des balances commerciales. Cela aura pour conséquence de faire baisser davantage le dollar, les importations vers les États-Unis devenant plus chères et les produits américains plus compétitifs.

Ce qui inquiète la Maison Blanche aujourd’hui, c’est une chute du dollar. Si c’était le cas, les taux d’intérêts devraient remonter, mettant en péril la reprise, une perspective qui n’enchante pas le président OBAMA qui a déjà les yeux sur la présidentielle de 2012.

Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère
Adjoint au maire de Vienne

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