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Patrick CURTAUD
- Conseiller général de l'Isère
- Adjoint au maire chargé de la Culture, du Patrimoine,
du Tourisme, des Relations internationales et des T.I.C.
- Conseiller communautaire de la C.A.P.V.
- Président du Syndicat Intercommunal d'Aménagement
Hydraulique des 4 Vallées du Bas-Dauphiné

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Lancement du tournoi international de rugby "A l'Ouverture" pour les moins de 15 et moins de 17 à Vienne en présence du député-maire de Vienne, J. REMILLER, du maire des Côtes d'Arey P. GAGNAIRE et de la cheville ouvrière du tournoi depuis sa création en 2006, Daniel BEAUBOUCHEZ.

Vendredi 9 janvier 2009

« C’est pas assez ». « ça coûte trop cher ». « C’est démesuré ». « Par ces temps de crise, il ne faudrait pas faire cela ». A quelque niveau que l’on se situe, ce sont les rengaines que nous servent à longueur de journée, de communiqué, de déclaration tous les socialistes qui trouvent un micro, une caméra ou un stylo à proximité pour recueillir leurs pensées profondes. Il faut dire qu’après s’être entredéchirés, après avoir montré à la France entière pendant des mois leur incapacité à ne même pas pouvoir travailler ensemble, ils sont bien obligés de rattraper, aujourd’hui, le temps perdu et de se lancer dans des déclarations tous azimuts pour montrer qu’ils sont toujours là.

C’est vrai que les médias risquent de les oublier (qui s’en plaindra ?) entre les combats dans la bande de Gaza, la vague de froid ou les problèmes économiques mondiaux.

Selon le P.S., le plan de relance du gouvernement serait insuffisant avec un montant de 4 milliards d’euros. « C’est pas assez » disent-ils. Là, soit ils se f …. littéralement du monde, soit leur calculatrice ne marche plus. On ne peut pas leur demander de faire ces calculs de tête car c’est une activité qu’ils ne pratiquent plus depuis le gouffre qu’ils ont creusé après 1981. Dire que le plan de relance se monte à 4 milliards est une imbécillité de premier ordre puisque le chiffre réel est de 26 milliards de dépenses supplémentaires pour l’État.

La preuve : le déficit prévu dans le budget de l’État en 2009 était de 57 milliards d’euros ; il sera de 76 milliards, ce qui représentera déjà une différence de 19 milliards que l’État injectera en 2009 pour faire face à la crise économique, bien loin des 4 des socialistes. Et sur toute la durée d’exécution du plan de relance, ce sont 26 milliards qui seront mobilisés, entreprises publiques comprises. Sans entrer dans le détail, je rappellerai que l’État va augmenter ses investissements (donc ses commandes aux entreprises) de 4 milliards, il versera 2,5 milliards aux collectivités locales qui investiront davantage qu’en 2008 ; ajoutons aussi 4 milliards d’investissements supplémentaires dans les entreprises publiques que l’État accompagne.

Dans le même temps, ce plan de relance soutiendra la trésorerie des entreprises à hauteur de 13 milliards d’euros pour qu’elles puissent recruter, voire augmenter les salaires, innover par le biais du crédit « impôt – recherche » ; l’État va également proposer aux entreprises déficitaires et qui ont connu une période bénéficiaire sur les trois dernières années de leur rembourser immédiatement et en une seule fois l’impôt sur les sociétés qu’elles ont payé les années précédentes. En termes techniques, c’est un versement anticipé du report arrière de déficit. D’autres mesures multiples à destination des entreprises vont concerner les marchés publics, le remboursement de TVA, l’amortissement des investissements afin de permettre aux entreprises qui vont investir dans leur développement de payer moins d’impôts en 2009 puisqu’elles vont pouvoir déduire des sommes plus importantes de leur résultat imposable. Je ne pense pas que les chefs d’entreprises qui seront concernés par ces mesures considèreront ces dispositifs comme négligeables.

Au total, 26 milliards d’euros seront investis par l’État et les entreprises publiques, et 100.000 à 150.000 emplois seront directement créés par le plan de relance. Six autres pays européens engagent aussi des plans identiques, y compris l’Allemagne qui a décidé, après réflexion, d’augmenter son propre plan. En France, il permettra de garantir que les dépenses supplémentaires correspondent à plus de routes, des universités mieux entretenues, des rames de métro neuves, des monuments historiques rénovés, ce qui veut dire plus d’emplois.

Quant aux socialistes, ils veulent « relancer massivement le pouvoir d’achat », donc distribuer de l’argent sans distinction. Où est alors la création de richesses et d’activité supplémentaire ? Ces propositions sont celles d’une autre époque : on va augmenter des salaires qui seront dépensés dans l’achat de produits fabriqués en Chine, Inde ou ailleurs, sans que l’économie française ne puisse en profiter, donc sans que l’emploi dans notre pays n’en bénéficie. C’est une mesure à court terme, sans aucun effet positif pour les entreprises françaises. On en revient à des solutions identiques à celles prises par les socialistes après l’élection de MITTERRAND qui avait presque entraîné la mise sous tutelle de la France par le FMI. Si les socialistes n’ont rien d’autre à dire, qu’ils cessent au moins de raconter n’importe quoi et d’utiliser le mensonge à propos du plan de relance gouvernemental.

Localement, le discours socialiste est le même : « ça coûte trop cher, c’est démesuré ». C’est que qu’ils avancent pour critiquer notre projet municipal de construire – enfin, pourrait-on dire – une médiathèque et une école de musique que notre ville attend depuis trop longtemps, leur projet du début des années 2000 ne prévoyant qu’un seul équipement à un coût proche des deux équipements que nous allons construire. En outre, un tel équipement et un tel investissement correspondent parfaitement aux objectifs du gouvernement de soutien aux entreprises, notamment du bâtiment. Mais cela, il semble que seuls les socialistes soient incapables de le comprendre.
Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
- Publié dans : Patrick CURTAUD
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