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Patrick CURTAUD
- Conseiller général de l'Isère
- Adjoint au maire chargé de la Culture, du Patrimoine,
du Tourisme, des Relations internationales et des T.I.C.
- Conseiller communautaire de la C.A.P.V.
- Président du Syndicat Rivières 4 Vallées

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Lancement du tournoi international de rugby "A l'Ouverture" pour les moins de 15 et moins de 17 à Vienne en présence du député-maire de Vienne, J. REMILLER, du maire des Côtes d'Arey P. GAGNAIRE et de la cheville ouvrière du tournoi depuis sa création en 2006, Daniel BEAUBOUCHEZ.

Vendredi 1 mai 2009

La crise aidant, les réactions, autant politiques que sociales, ont tendance à s’amplifier, à se multiplier, à se radicaliser, voire à être exagérées. Que l’on écoute la gauche, et notamment le Parti socialiste, que l’on prête attention aux déclarations de dirigeants syndicaux, il n’y aurait qu’un seul responsable à la crise pour porter le chapeau. Ce responsable s’appelle naturellement Nicolas SARKOZY, accusé de tous les maux depuis bientôt deux ans, surtout accusé de faire quelque chose dans ce pays qui a stagné dans de nombreuses domaines pendant des années. Ceux qui sont prêts à mettre le Président de la République sur le bûcher ne devraient pas oublier qu’il a été élu – assez largement – par une majorité de Français avec l’un des taux de participation les plus élevés de ces dernières années. En outre, pendant sa campagne, il n’avait pris personne par surprise : il avait annoncé qu’il serait élu pour faire des réformes, notamment dans le domaine économique, notre pays souffrant de sclérose, de paralysie ou d’atonie.

Tous ces oiseaux de mauvais augure feraient bien de s’attacher à la lecture du dernier rapport publié par l’OCDE (l’Organisation de Coopération et de Développement Économique) qui n’est pas une structure proche du pouvoir actuel mais un organisme international. Quand il s’agit de ne pas être tendre avec notre pays (comme avec tous les autres car il ne faut pas non plus se considérer comme des victimes permanentes), l’OCDE ne nous rate pas. Et dans son dernier rapport, elle ne nous a pas ratés, mais dans l’autre sens.

Naturellement, la crise financière et économique qui touche le monde ne nous a pas épargnés, avec comme corollaire, la récession. Celle-ci a commencé à la fin 2008 et devrait se poursuivre sur une bonne partie de 2009, voire toute l’année. La reprise, quand elle se produira, sera soumise à l’état des institutions financières, même si les nôtres ont été globalement moins touchées que celles de nos principaux partenaires. Le rapport note aussi que grâce au faible niveau d’endettement des ménages, la dégradation du secteur de l’immobilier pourrait être moins forte qu’ailleurs.

En matière d’endettement, ce sont plutôt les finances publiques qui sont sous « surveillance » de l’OCDE et qu’il faudra remettre sur la voie de l’équilibre. Rude tâche car c’est un mal français profondément ancré dans des décennies de laisser-aller et l’assainissement des finances publiques devra passer nécessairement par la maîtrise des dépenses compte tenu du niveau élevé des prélèvements obligatoires.

Concernant le marché de l’emploi, l’un des indicateurs principaux pour la suite, l’OCDE dit la chose suivante : « De nombreuses réformes structurelles ont été engagées par les autorités depuis la publication de la dernière étude économique de l’OCDE en juin 2007 (au moment de la présidentielle). Un nombre important de celles-ci s’inscrit dans la lignée des recommandations qui s’y trouvent, alors que d’autres réformes permettant de stimuler le dialogue social ont également été mises en œuvre ». L’OCDE « retrace les progrès réalisés pour améliorer le fonctionnement du marché du travail, faire face au vieillissement démographique et aboutir à une plus grande efficacité du système éducatif. Il est nécessaire que ces efforts soient poursuivis et que la dynamique des réformes soit maintenue, en particulier en allant plus loin dans certains domaines, mais aussi en procédant à des amendements en cas de besoin. Le principal enjeu est celui d’un relèvement du taux d’emploi pour permettre un redressement des finances publiques et soutenir la croissance des niveaux de vie ».

Comme partout ailleurs, le niveau d’emploi de notre pays dépend des entreprises qui sont à même de créer ces emplois. Depuis le début de la décennie, les exportations françaises se sont détériorées à cause de la difficulté de nos entreprises à répondre à l’accélération de la demande mondiale dans les années 2000. Cette difficulté trouve ses origines dans plusieurs facteurs : budgets insuffisants pour la recherche et le développement, promotion insuffisante de l’innovation et fiscalité trop lourde.

Si des avancées importantes ont eu lieu récemment, il n’en reste pas moins que des barrières, des lourdeurs subsistent à cause de réglementations qui freinent la concurrence dans des secteurs comme le marché de détail ou des professions trop réglementées. D’où la volonté du Président de la République d’engager des chantiers tel que celui du travail le dimanche, de l’urbanisme commercial pour ne citer que ceux-ci. Ces freins à la concurrence, on les trouve dans d’autres domaines : fourniture de gaz ou d’électricité ou en matière de téléphonie mobile. Ici, les choses évoluent avec des baisses de tarifs annoncés prochainement, mais qui s’accentueront avec l’arrivée d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile.

Le manque de concurrence a toujours été un des handicaps de notre économie. Tout le monde veut que les prix baissent, mais dès qu’il s‘agit d’introduire plus de concurrence, il y a toujours une bonne raison, pour tel ou tel secteur, de la refuser. C’est un des chantiers auxquels s’est attaqué N. SARKOZY et il y en a bien d’autres, dans ce rapport de l’OCDE, qui pointe les avancées – positives – suivies par la France depuis son arrivée au pouvoir en 2007. Un bon sujet de lecture pour les AUBRY, BESANCENOT, THIBAULT (CGT) MAILLY (FO) ou d’autres. Encore faut-il qu’ils veuillent s’informer.
Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère

Adjoint au maire de Vienne
- Publié dans : Patrick CURTAUD
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