Texte Libre
M. Charles RIVKIN, ambassadeur des USA, en visite à VIENNE
Commémoration
du 19 mars à VIENNE
M. Charles RIVKIN, ambassadeur des USA, en visite à VIENNE
Commémoration
du 19 mars à VIENNE
Jusqu’à l’année dernière, on ne lisait ou n’entendait que très rarement des propos qui osaient ou évoquaient une quelconque remise en cause de toutes les théories qui font du réchauffement climatique une vérité scientifique inéluctable. Ici ou là, on menaçait presque d’excommunication morale tout individu qui se permettait d’émettre le moindre doute : le non scientifique était considéré comme le premier abruti venu ; le ou les scientifiques qui se montraient « tièdes » à l’égard des théories sur le réchauffement climatique étaient traités de charlatans, d’escrocs, voire davantage par ceux qui défendent la pensée unique sur cette question.
On remarque depuis plusieurs mois des changements, notamment de la part de ceux qui se sont toujours considérés ou qui pourraient être classés parmi les « climato-sceptiques ». D’une part, ils osent maintenant se faire entendre s’ils ne partagent pas tout ce qui est dit, écrit ou annoncé sur le réchauffement climatique ; d’autre part, ils ont davantage de place dans les médias, notamment la presse écrite où la capacité et les possibilités d’analyse vont plus loin que le « c’est bon pour la planète » de la présentatrice de la météo sur TF1 le soir. Comme si cette présentatrice, qui accumule les clichés et les petites phrases, avait une quelconque compétence en matière climatique.
Ce changement d’attitude des médias a deux raisons principales : la première, c’est la crédibilité des nombreux scientifiques qui osent faire entendre leur voix ces derniers mois qu’ils soient français ou étrangers. La seconde, à contrario, c’est la perte de crédibilité d’autres scientifiques qui avaient fait une confiance aveugle à certaines données qui leur étaient présentées comme sans appel et qui se sont avérées, parfois inexactes ou incomplètes quand ce n’était pas en grande partie manipulées.
Dans cette manipulation, on trouve un personnage trouble, de nationalité indienne, qui s’est servi de données, parfois incomplètes d’un organe de l’ONU, le GIEC (le Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour appuyer la théorie du réchauffement climatique. Je reviendrai un jour sur ce personnage et ses connections à travers le monde, notamment avec les milieux chargés du développement et de la promotion de ce qu’on appelle les « énergies alternatives ».
Pour revenir au GIEC, sa dernière publication indiquait que la preuve du réchauffement de la terre était « sans équivoque » et que les gaz à effet de serre avaient déjà réchauffé la terre de 0,7°C et qu’elle se réchaufferait de 5 à 6 °C d’ici à 2100. Ces annonces sont faites à partir de relevés de températures à travers le monde depuis environ 150 ans auprès de diverses stations météo.
De nombreux scientifiques, dont un ancien membre éminent du GIEC, professeur de science de l’atmosphère à l’université de l’Alabama (qui sera probablement assimilé à un charlatan par certains !), ont émis de sérieux doutes sur la validité et la fiabilité de ces mesures. Au cours des dernières décennies, les relevés de certaines stations ont été considérablement faussés par l’urbanisation, le changement de destination de certains terrains à côté desquels elles se trouvaient, voire par leur déplacement. Même conclusion d’un autre professeur de l’université de Guelph au Canada qui a émis les mêmes critiques lors d’une intervention devant le GIEC. Une autre étude de stations météo à travers le monde donne des résultats pour le moins surprenant quand on apprend que ces stations sont proches d’un aéroport (Rome ou Manchester), près d’équipements produisant l’air conditionné de bâtiments ou encore à proximité d’incinérateurs d’ordures ménagères. D’autres scientifiques qui ont étudié les données du GIEC ont aussi remarqué que les tendances notées dans ses rapports au cours des 30 dernières années pouvaient aussi avoir été provoquées par des fluctuations dues autant au hasard qu’aux gaz à effet de serre. Ces informations devraient faire l’objet d’une prochaine communication dans une publication sur l’environnement intitulée « Climate Change ».
De nombreux scientifiques font remarquer que la terre a connu des périodes de réchauffement, mais aussi de refroidissement au cours des siècles : un réchauffement de la terre s’est produit à deux reprises au cours du millénaire écoulé sans qu’à l’époque on ne mesure le niveau de la couche glaciaire de l’Arctique qui, c’est vrai, a diminué depuis que des mesures sont faites. L’une de ces périodes de réchauffement avait donné lieu à une augmentation des températures de 2°C en Europe entre les années 800 et 1300. Cela explique que la culture de la vigne se soit développée dans un pays comme le Royaume Uni. Par la suite (entre 1400 et 1850), un mini-âge de classe a touché l’hémisphère nord, et cela personne ne peut le nier. C’est depuis le début du 20ème siècle, et notamment au cours des quatre dernières décennies, que la température a le plus fortement augmenté, de 0,7°C.
S’il y a des indications qui vont dans le sens des tenants de la théorie du réchauffement climatique, d’autres tendent à davantage de
modération, de scepticisme et de recul pour éviter que certains propos des premiers apparaissent motivés par d’autres types de préoccupations plus proches du business.
Patrick CURTAUD
Conseiller général de l’Isère
Patrick CURTAUD
- Conseiller général de l'Isère
- Adjoint au maire chargé de la Culture, du Patrimoine,
du Tourisme, des Relations internationales et des T.I.C.
- Conseiller communautaire de la C.A.P.V.
- Président du Syndicat Rivières 4 Vallées
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