Texte Libre
M. Charles RIVKIN, ambassadeur des USA, en visite à VIENNE
Commémoration
du 19 mars à VIENNE
M. Charles RIVKIN, ambassadeur des USA, en visite à VIENNE
Commémoration
du 19 mars à VIENNE
Depuis quelques mois, le business des industries « vertes » est en ébullition. Car il s’agit bien d’un business, avec ses grands groupes, ses opportunistes, ses capitalistes qui ont flairé l’aubaine et se sont engouffrés dans le créneau des énergies renouvelables. Il y a le business des industries liées au pétrole, au nucléaire et maintenant celles qui profitent du « renouvelable » avec ses lobbies et groupes de pression, moins visibles chez nous, mais tout aussi présents.
Ce business « vert » est en ébullition pour plusieurs raisons qui pourraient menacer certains espoirs de rentabilité. Contrairement à ce que certains peuvent penser, les industriels « verts » ne sont pas des philanthropes, de belles âmes pures, mais des gens qui font de l’argent, qui profitent d’un créneau porteur et en même temps, d‘une mode.
La menace vient d’abord des pouvoirs publics. L’État, puis les collectivités locales, réduisent de plus en plus la voilure en matière de subventions aux équipements, notamment solaires pour les particuliers. On pouvait se poser la question de l’équité de mesures qui favorisaient l’octroi de subventions à des particuliers qui investissaient dans des équipements captant l’énergie solaire pour produire de l’électricité revendue à un tarif avantageux à EDF. Faire payer la collectivité pour quelque chose dont ne pouvait bénéficier qu’un petit nombre n’était pas vraiment une mesure de justice sociale. Pourtant toutes les collectivités, notamment celles qui sont dirigées par l’alliance gauche-écologistes ont utilisé ces mesures sous la pression d’élus verts.
Ce type d’aides en direction de citoyens qui ne sont pas parmi les plus défavorisés a tendance à disparaître. Restent les subventions, dans certaines régions, au bénéfice de particuliers qui font installer des chaudières à bois (pour soutenir cette filière industrielle) ; mais ceux qui habitent dans des logements collectifs, sociaux ou privés, et qui se chauffent au gaz ou à l’électricité ne sont pas concernés et n’ont pas d’autre choix. Le soutien à des collectivités ou à des organismes de logement social pour des projets de ce type est cohérent ; quant à l’aide aux particuliers, elle est plus que discutable.
L’annonce d’une prochaine baisse du prix de revente à EDF de l’électricité produite par le solaire va aussi probablement freiner les ardeurs de ceux qui espéraient tirer une manne financière avec une rentabilité rapide et longue grâce au solaire.
Autre menace sur le business « vert » : les éoliennes. Des installations ont fleuri un peu partout au cours des dernières années, massacrant littéralement les paysages de certains territoires. Les défenseurs de la nature et de l’environnement n’ont d’ailleurs jamais été en pointe dans la protection des paysages, ni des hommes alors que certains deviennent hystériques lorsqu’il s’agit d’implanter des pylônes haute tension ou des antennes pour la téléphonie mobile. Ces dernières feraient naître des moutons à cinq pattes et des veaux à deux têtes ou entraîneraient toutes sortes de nuisances alors que les éoliennes sont belles, utiles et inoffensives. Belle lorsqu’une éolienne est seule ; quand des populations sont confrontées à des parcs de 20 ou 30, les gens, aujourd’hui, réagissent. Des comités de défense se créent, des oppositions se lèvent contre ces éoliennes dont certains ne veulent pas. Elles sont présentées comme inoffensives et silencieuses. Ceux qui vivent à proximité affirment le contraire : il y a non seulement le bruit des moteurs, mais aussi la gêne visuelle qui peut être assimilée à un gyroscope lorsqu’elles tournent. Si on accorde le principe de précaution aux antennes de téléphonie mobile, pourquoi ne pas l’appliquer aux éoliennes ?
C’est un sujet supplémentaire d’inquiétude pour le business « vert » qui voit sa capacité de développement – et d’enrichissement - ralentie par des procéduriers qui osent leur mettre des bâtons dans les roues. Pourquoi vouloir se plaindre, même si des paysages sont dégradés pour longtemps par des pales bien moins gracieuses que celles que regardait DON QUICHOTTE ?
Aujourd’hui, toutes les populations, et pas seulement les « anti- (nucléaires, OGM, antennes wifi ou mobiles) savent s’organiser et se mobiliser contre des éoliennes qu’elles jugent néfastes à leur tranquillité, leur environnement et leur cadre de vie.
Les sceptiques du réchauffement climatique qui ne prêchent plus seuls dans le désert sont une autre source d’inquiétude pour le business « vert ». Ils sont naturellement considérés comme des charlatans, de mauvais scientifiques, des penseurs politiquement incorrects et sont jetés à la vindicte de ceux qui, comme N. HULOT ou d’autres, donnent des leçons à la terre entière, mais se déplacent avec tous les moyens de transport les moins écologiques que sont l’avion ou l’hélicoptère. Et au passage, ils perçoivent des sommes d’argent considérables pour la moindre intervention ou présence dans telle ou telle conférence. « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » devrait être leur devise.
Adjoint au maire de Vienne
Patrick CURTAUD
- Conseiller général de l'Isère
- Adjoint au maire chargé de la Culture, du Patrimoine,
du Tourisme, des Relations internationales et des T.I.C.
- Conseiller communautaire de la C.A.P.V.
- Président du Syndicat Rivières 4 Vallées
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||